Sans délai, l’Exécutif passe à l’action. Réuni sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le premier conclave de la commission interministérielle dédiée aux répercussions des tensions au Moyen-Orient acte une réponse directe, structurée et assumée : contenir le choc avant qu’il ne se diffuse dans l’économie réelle.
Première ligne de défense : les prix de l’énergie domestique. Le gouvernement tranche sans ambiguïté. Le gaz butane restera subventionné, malgré une flambée de plus de 68 % sur les marchés internationaux. Aucune répercussion sur le prix de la bonbonne. Même logique pour l’électricité : maintien du soutien public afin de neutraliser toute hausse pour les ménages et les acteurs économiques.
Deuxième levier, immédiatement activé : le transport. Face à la tension sur les carburants, l’État déclenche un soutien direct et exceptionnel aux professionnels du secteur. Plus de 87 000 demandes ont déjà été enregistrées, signe d’une mobilisation massive. L’objectif est clair : préserver la chaîne logistique nationale et empêcher toute hausse des tarifs pour les citoyens.
Ce dispositif couvre l’ensemble des segments stratégiques : transport public, monde rural, fret, transport touristique, taxis et bus urbains. En contrepartie, une exigence ferme : maintenir les prix inchangés. Le soutien public devient ainsi un instrument de stabilisation immédiate du marché.
Au-delà des mesures d’urgence, l’Exécutif installe un pilotage continu. La commission ministérielle est appelée à se réunir de manière régulière, prête à ajuster les dispositifs en temps réel selon l’évolution de la conjoncture internationale.
Ligne directrice : intervenir vite, absorber le choc externe et verrouiller les équilibres internes. Face à une crise importée, le gouvernement choisit l’anticipation active plutôt que l’attentisme.





