Moumini Diallo appelle à passer d’un débat théorique à des solutions concrètes pour la jeunesse africaine
Le président de l’Union africaine de la jeunesse, Moumini Diallo, a plaidé pour une nouvelle approche dans la gestion des problématiques de la jeunesse en Afrique, axée sur le passage des discussions théoriques à des solutions pratiques et réalisables.
Cette déclaration a été faite lors d’une intervention dans le cadre d’un séminaire qui s’est tenu à Tanger, en marge de la 58ème session du Congrès des ministres des Finances, de la Planification et du Développement économique africains, consacré au thème « Jeunesse africaine et technologie ».
Diallo a souligné que le continent africain « a formé suffisamment de théoriciens », en référence à l’impact limité de la formation théorique. Il a appelé à un accent accru sur la formation de compétences pratiques capables de relever les défis de la compétitivité et d’assurer la souveraineté économique.
Il a insisté sur la nécessité d’orienter les politiques vers le soutien des domaines de la technologie et de l’innovation, les considérant comme des leviers essentiels pour réaliser une transformation économique. Il a également relevé l’écart entre les ambitions affichées et l’exécution des programmes, illustré par le retard dans le lancement de projets destinés à la jeunesse, tels que l’initiative « Start-Up ».
Diallo a également critiqué la tendance à transformer de tels colloques en espaces de discussion sans résultats tangibles, appelant à fournir des recommandations applicables et à les transmettre aux décideurs, notamment dans les domaines économique et jeunesse.
Il a conclu en affirmant que l’avenir de l’Afrique est lié à la capacité de sa jeunesse à convertir les potentialités démographiques en force productive, en investissant dans l’éducation appliquée, en encourageant l’innovation et en créant des opportunités d’emploi, de manière à faire des recommandations des politiques effectives sur le terrain.









