Un rapport international : des moteurs internes propulsent la croissance de l’économie marocaine et soutiennent ses perspectives pour 2026
Un rapport de l’agence de notation internationale indique que l’économie marocaine connaît une transformation structurelle rapide en s’appuyant sur des moteurs internes de croissance, avec des prévisions indiquant que la performance du royaume en 2026 dépassera les taux mondiaux et la moyenne des économies émergentes.
La société Coface, dans sa dernière évaluation, a précisé que le Maroc maintenait un classement « B » en matière de risques et « A4 » pour le climat des affaires, des niveaux qui reflètent un environnement commercial relativement stable et acceptable pour les entreprises, compte tenu du contexte économique international.
L’institution prévoit que le taux de croissance du produit intérieur brut atteindra environ 4,4 % en 2026, un niveau supérieur à la moyenne mondiale estimée à 2,6 %, et dépassant également la croissance moyenne des économies émergentes fixée à 3,8 %.
Cet élan est lié, selon le rapport, aux investissements majeurs préparés pour l’organisation de la Coupe du monde 2030, en particulier dans les domaines des infrastructures, y compris les stades, les aéroports et les réseaux ferroviaires, ce qui fera du secteur de la construction l’un des principaux moteurs de l’activité économique dans les années à venir.
L’analyse des contributions à la croissance durant la période 2022-2025 met en évidence une transition claire de la structure de l’économie vers une dépendance accrue à la demande intérieure, le consommateur émergent à partir de 2023 et de manière plus marquée en 2024, se révélant comme un levier essentiel de la croissance, soutenu par l’amélioration de la confiance des ménages et la reprise du pouvoir d’achat.
L’investissement productif a également pris un virage ascendant depuis 2024, contribuant à dynamiser le cycle économique à court terme et à renforcer les potentialités de croissance à moyen terme.
Sur le plan sectoriel, l’amélioration progressive de la production agricole, alimentée par des précipitations favorables à la fin de 2025, soutient la performance économique, tout comme le maintien d’un dynamisme fort dans le secteur du tourisme, qui a dépassé les 20 millions de visiteurs l’année dernière.
Cependant, le rapport note que certaines activités industrielles, en particulier le secteur automobile, pourraient être affectées par la faiblesse de la demande européenne. Néanmoins, le Maroc continue de renforcer sa position en tant que centre financier régional, bénéficiant d’une stabilité économique globale et d’une inflation maîtrisée autour de 1,5 %, ce qui permet de maintenir une politique monétaire favorable aux entreprises.
L’institution conclut que la baisse prévue des prix du brut Brent à environ 60 dollars le baril devrait réduire la facture énergétique et améliorer les équilibres extérieurs du royaume.

