Le Bangladesh commence à rationaliser la consommation de carburant au milieu d’une aggravation de la crise énergétique.

Le Bangladesh commence à rationaliser la consommation de carburant au milieu d’une aggravation de la crise énergétique.

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Bangladesh a commencé à mettre en œuvre un programme de rationalisation de la consommation de carburant, en raison de l’aggravation de la crise énergétique résultant des tensions au Moyen-Orient, ce qui a entraîné de longues files d’attente devant les stations-service à travers le pays.

Le Bangladesh, qui compte près de 170 millions d’habitants, importe environ 95 % de ses besoins en pétrole et en gaz, ce qui le rend vulnérable aux fluctuations des marchés internationaux et aux crises d’approvisionnement.

Cette décision intervient après l’escalade des tensions dans la région suite à l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, et la réponse de Téhéran avec des frappes dans plusieurs zones du Golfe, accompagnée d’un déclin marqué des activités de navigation dans le détroit d’Ormuz, affectant ainsi les approvisionnements en énergie.

Dans ce contexte, la Société nationale du pétrole du Bangladesh a décidé de restreindre la vente de carburant à la plupart des véhicules, en fixant un plafond sur la quantité autorisée à acheter à chaque fois. Par exemple, les conducteurs de motos, très répandues dans le pays, ne peuvent désormais acheter qu’un maximum de deux litres de carburant à chaque plein.

La société a précisé que les consommateurs tendent à acheter de plus grandes quantités pendant les crises, ce qui pousse les autorités à prendre des mesures pour réguler la demande et garantir la continuité des approvisionnements.

Dans le même registre, une station-service dans le sud du pays a été le théâtre d’un incident de tension, après qu’un jeune de 25 ans a été tué lors d’une dispute avec les employés au sujet du remplissage de son réservoir, ce qui a suscité des manifestations enflammées conduisant à l’incendie de trois bus et à des actes de vandalisme contre une station-service.

Avec l’entrée en vigueur des nouvelles restrictions, de longues files de véhicules se sont formées devant plusieurs stations-service à Dhaka, la capitale.

Mohammed Amin, un conducteur de moto âgé de 45 ans, a déclaré qu’il avait dû attendre plus d’une heure pour obtenir seulement deux litres de carburant, précisant que le réservoir de sa moto pouvait contenir huit litres et qu’il le remplissait une fois par semaine, tandis qu’il devra maintenant revenir dans deux jours pour obtenir une quantité supplémentaire.

Dans le cadre de la crise actuelle, les autorités ont également annoncé la fermeture de cinq usines sur six de production d’engrais dans le pays jusqu’au 18 mars, selon un responsable de l’organisation des industries chimiques.

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