Un débat sur les frais universitaires en “temps aménagé”
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Azeddine Midaoui, a défendu la légalité des nouveaux frais universitaires associés au “temps aménagé”. Cette politique, qu’il assure légale, suscite des inquiétudes parmi l’opposition qui craint une atteinte au principe de gratuité de l’enseignement.
Contexte et justification légale
Lors d’une récente séance des questions orales au Parlement, le ministre a répondu à une interrogation de Mehdi Alaoui, député du groupe socialiste, sur l’instauration de frais pour les étudiants salariés souhaitant accéder aux programmes de master et de doctorat. Midaoui a affirmé que les frais étaient appuyés par des textes légaux clairs, notamment grâce à un cadre réglementaire établi en collaboration avec les syndicats et approuvé par les conseils des universités. Il a également évoqué le décret et la loi 24.59 qui légitiment ces nouvelles modalités de formation.
Les préoccupations de l’opposition
Toutefois, cette position n’a pas convaincu l’opposition. Mehdi Alaoui a critiqué cette initiative, la qualifiant de transformation d’un droit constitutionnel en un service payant. Il a averti que ces frais pourraient exclure un grand nombre d’étudiants, remplaçant la compétence par la capacité financière. Selon lui, les écarts de tarifs entre les universités sont criants, citant des frais atteignant jusqu’à 44 000 dirhams à Errachidia, en comparaison avec d’autres institutions où ils ne dépassent pas 20 000 dirhams.
Les implications financières pour les étudiants
L’élu a souligné les charges financières que ces frais engendrent pour les employés, arguant que cette pression économique pourrait les contraindre à s’endetter davantage pour poursuivre leurs études. Ce contexte soulève des questions sur l’accessibilité à l’enseignement supérieur, un enjeu crucial pour le développement et l’égalité des chances dans le pays.
Vers une révision nécessaire
En réponse aux préoccupations soulevées, le ministre a reconnu que des frais de 44 000 dirhams, s’ils se vérifiaient, seraient “préoccupants”, précisant cependant qu’ils pourraient être liés à des formations non reconnues. Midaoui a insisté sur le fait que le “temps aménagé” doit respecter un cadre uniforme validé lors de conférences des présidents d’université, et il a admis qu’il s’agissait d’une expérience encore récente, susceptible d’ajustements futurs.
En conclusion, Midaoui a réaffirmé que la gratuité de l’enseignement supérieur public demeure intacte pour les étudiants en cursus ordinaire, mais que les nouvelles modalités visent à prioriser certains groupes d’étudiants dans un contexte économique changeant.
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Le ministre de l’Enseignement supérieur justifie les nouveaux frais universitaires, mais l’opposition dénonce une atteinte à la gratuité de l’éducation.
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Les frais universitaires en “temps aménagé” soulèvent la controverse : un droit constitutionnel menacé par des réalités économiques ?























