Les développements politiques au Venezuela, suite à l’arrestation et au renversement de l’ancien président Nicolás Maduro, rouvrent le débat sur l’avenir des relations diplomatiques avec le Maroc, dans un contexte où Caracas pourrait revoir certaines de ses positions extérieures héritées du précédent régime.
Ces transformations interviennent dans un climat international tendu marqué par une intensification du conflit avec l’Iran, un des principaux alliés de l’Algérie et du Front Polisario. Les analystes estiment que les frappes et les pressions croissantes auxquelles Téhéran est soumis pourraient affaiblir les réseaux d’alliance établis au cours des dernières années, incitant certains partenaires à réévaluer leur position diplomatique. Dans ce cadre, des experts suggèrent que les changements en cours pourraient ouvrir une nouvelle fenêtre à un rapprochement potentiel entre Rabat et Caracas, notamment si la nouvelle direction vénézuélienne choisit de se distancier des alliances qui ont caractérisé l’ère Maduro, comme le rapprochement avec Téhéran et le soutien controversé au Front Polisario.
Les relations entre le Maroc et le Venezuela avaient connu une stagnation depuis 2009, lorsque Rabat avait décidé de fermer son ambassade à Caracas en raison de la position du Venezuela en faveur de l’entité séparatiste au Sahara. Cependant, les évolutions politiques actuelles, ainsi que la reconfiguration des alliances internationales sous l’effet des tensions au Moyen-Orient, pourraient relancer la possibilité de rétablir les relations entre les deux pays. Les observateurs notent qu’une éventuelle révision de la position de Caracas sur la question du Sahara pourrait ouvrir la voie au retour des relations diplomatiques, dans un contexte international en pleine réorganisation des rapports de force et des alliances.
























