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Le nouvel ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot, a affirmé que Rabat est un terrain propice pour élaborer des solutions durables face aux défis internationaux contemporains. Lors de son intervention à l’ouverture de la seconde journée du « Printemps du Forum de Paris pour la paix 2026 », il a souligné l’importance cruciale de la coopération franco-marocaine à travers des initiatives communes.
Un cadre idéal pour la coopération
Philippe Lalliot a pris ses fonctions en tant qu’ambassadeur de France au Maroc avec la ferme intention de renforcer les relations bilatérales, qu’il qualifie d’exceptionnelles. Présent à l’Université Mohammed VI Polytechnique à Rabat pour un forum international, Lalliot a mis en exergue la nécessité d’aborder les questions de développement durable et de répondre aux enjeux globaux actuels, tout en saluant la réputation de l’institution académique qui l’accueille.
Thèmes contemporains en débat
Au cours de ses interventions, Lalliot a révélé que les objectifs du Forum de Paris pour la paix s’alignent naturellement avec ceux de l’université. Il a discuté du thème de cette édition, « Les transformations résilientes », qui vise à réfléchir sur des modèles adaptatifs face aux crises multiples. Ces enjeux résonnent particulièrement dans un contexte mondial marqué par des défis tels que les conflits géopolitiques et les crises climatiques.
Partenariats concrets pour un avenir durable
Le diplomate a également évoqué une initiative phare, un programme de soutien de 350 millions d’euros en collaboration avec le ministère marocain de l’Équipement et l’Eau et des partenaires européens. Ce programme vise à optimiser la gestion des ressources en eau, à réduire les risques d’inondations et à favoriser la réutilisation des eaux usées. Selon Lalliot, ce projet incarne le niveau de confiance et de coordination entre les deux nations.
Un appel à la coopération internationale
L’ambassadeur a insisté sur l’importance d’une action collective face aux crises globales. Il a plaidé pour un renforcement du multilatéralisme et le respect du droit international, qu’il considère comme les garants de la stabilité mondiale. Lalliot a également souligné que la fracture mondiale actuelle ne se situait pas simplement entre le Nord et le Sud, mais entre ceux qui croient en la coopération internationale et ceux qui cherchent à l’éroder.
Engagement de la jeunesse dans le développement durable
Hicham El Habti, président de l’Université Mohammed VI Polytechnique, a abondé dans le sens de Lalliot en affirmant que pour parvenir à un développement durable, il est crucial d’adopter des transformations justes et résilientes. Il a fait valoir que la flexibilité ne se limite pas à la gestion de crises, mais se traduit aussi par la capacité d’ajustement des systèmes économiques et sociaux. Son propos a été enrichi par des initiatives visant à mobiliser 100 milliards de dollars par an dans le secteur agricole africain d’ici 2030, pour contrer le retard de financement dont souffre l’agriculture sur le continent, qui emploie environ 70 % de la main-d’œuvre.
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