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Le Conseil de la concurrence a reçu une saisine inédite concernant des pratiques suspectées de violer les règles de concurrence sur le marché des parfums et des cosmétiques au Maroc. Cette affaire soulève des questions cruciales sur l’intégrité d’un secteur où le contrôle de la distribution sélective est prépondérant.
Un cadre réglementaire rigoureux
Le marché marocain des parfums et des cosmétiques fonctionne selon un système de distribution sélective, qui impose des critères stricts pour accéder aux réseaux de vente. Ces critères incluent la qualité des services, l’emplacement commercial, ainsi que le respect des conditions des fournisseurs internationaux. Ce modèle est souvent couplé à des accords exclusifs, garantissant des droits de distribution à certains acteurs au niveau national.
Une inquiétude croissante
Les enquêtes préliminaires ont mis en lumière des préoccupations dépassant les simples allégations initiales, révélant des déséquilibres potentiels dans le fonctionnement du marché. Parmi les problèmes soulevés figurent la disparité des conditions commerciales, des pratiques de vente conditionnées, et le risque d’exclusion de certains acteurs par le biais de restrictions à l’accès à des produits stratégiques.
Des risques de concertation
Le Conseil a également pointé du doigt la possibilité d’échanges d’informations sensibles entre les acteurs de ce marché, ainsi que l’utilisation de mécanismes à peine discrets pour aligner les prix, pouvant s’apparenter à une forme de contrôle tarifaire. Ces comportements pourraient sérieusement nuire à la libre concurrence.
Engagements pour une meilleure transparence
Face à la gravité de la situation, les entreprises concernées ont sollicité à bénéficier d’un régime de promesses établi par la loi sur la liberté des prix et de la concurrence. Elles ont intégré des propositions visant à traiter ces dysfonctionnements, notamment en établissant une séparation nette entre les activités de gros et de détail, ainsi qu’en introduisant des contrats transparents définissant les critères d’accès aux réseaux.
Vers un marché rééquilibré
Ces engagements englobent également l’interdiction de la vente conditionnée et la garantie d’un accès équitable aux produits exclusifs. En outre, les entreprises ont promis de ne pas imposer de prix de vente à leurs distributeurs, mais plutôt de se limiter à des prix indicatifs, favorisant ainsi la liberté de détermination des prix et l’initiation d’offres promotionnelles.
Le Conseil de la concurrence a par ailleurs insisté sur la nécessité d’élaborer des programmes internes afin d’assurer la conformité aux règles de la concurrence, avec la soumission de rapports réguliers quant à l’application de ces mesures.
Les parties prenantes ont jusqu’au 8 juin 2026 pour faire part de leurs observations sur ces engagements, avant qu’une décision définitive soit prise, une décision qui pourrait transformer ces promesses en obligations légales. Une évolution qui pourrait restaurer l’équilibre sur le marché du luxe et renforcer la transparence de la concurrence dans ce secteur ŕ forts enjeux.
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Le Conseil de la concurrence examine des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des parfums au Maroc, suscitant des enjeux de transparence et d’équité.
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Le marché des parfums au Maroc sous pression : le Conseil de la concurrence enquête sur des pratiques potentiellement anticoncurrentielles.
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