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Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a annoncé la préparation d’un nouveau projet de loi visant à réorganiser les marchés de gros, dans le but de lutter contre les abus de « shnaqa », phénomène qui suscite de vives discussions dans les cercles officiels et au sein de l’opinion publique. Ce projet de loi, actuellement en phase de finalisation, se propose de remédier aux dysfonctionnements du secteur de la distribution au Maroc.
Un modèle obsolète
Lors d’une récente réunion de la Commission de l’Intérieur au Conseil des conseillers, Laftit a souligné que le modèle actuel des marchés de gros, mis en place il y a des années, ne parvient plus à répondre aux évolutions du secteur de la distribution. Les pratiques informelles et les intermédiaires non réglementés, selon lui, exacerbent les déséquilibres et les spéculations, impactant directement la stabilité des prix sur le marché.
Vers une nouvelle régulation
Le ministre a reconnu la problématique de l’opacité dans la chaîne de distribution, qui favorise l’intermédiation multiple et nuit à la transparence des transactions. Ce nouvel encadrement législatif entend instaurer un système plus clair, basé sur une relation directe entre producteurs et consommateurs, tout en limitant le rôle des intermédiaires à un seul acteur, afin de fluidifier les échanges et de réduire les coûts.
Un enjeu de taille pour l’économie nationale
Cette initiative ne vise pas uniquement à renforcer la législation, mais aussi à restructurer en profondeur le système de distribution. Le projet de loi, qui s’inspire de modèles internationaux éprouvés, ambitionne de mettre fin aux abus tout en garantissant la protection des agriculteurs, des producteurs et des commerçants. Par ailleurs, il s’agit de répondre à des préoccupations croissantes des citoyens, qui dénoncent l’augmentation constante des prix en lien avec les disfonctionnements identifiés dans les chaînes de distribution.
Laftit a insisté sur l’importance de ce projet, qui sera soumis prochainement à la procédure législative, signalant un tournant potentiel dans la régulation du marché au Maroc. Ce rendez-vous avec le législateur pourrait marquer le début d’une nouvelle ère de transparence et de stabilité économique, en particulier pour les segments les plus vulnérables de l’économie nationale.
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