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Lors d’un récent sommet régional à Managua, le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a affirmé que la question du Sahara occidental, inscrite depuis longtemps à l’agenda de la Commission de décolonisation, est désormais « dépassée ». Cette déclaration s’inscrit dans un contexte diplomatique en évolution, renforcé par l’adoption du récent règlement du Conseil de sécurité.
Contexte
Le statut du Sahara occidental est l’une des questions de décolonisation les plus anciennes au monde, marquée par des décennies de conflits entre le Maroc, le Front Polisario et des pays voisins comme l’Algérie et la Mauritanie. Le débat autour de cette région a souvent résisté aux résolutions internationales, posant un défi majeur tant pour l’ONU que pour la stabilité régionale. Le 25 mai dernier, Omar Hilale a profité d’un congrès en Nicaragua pour rappeler la nécessité d’un changement de paradigme dans les discussions entourant ce conflit.
Un appel à considérer les réalités actuelles
Hilale a souligné que maintenir ce dossier à l’ordre du jour de la Commission de décolonisation constitue une violation de l’article 12 de la Charte des Nations unies. Cet article stipule que le Conseil de sécurité doit être le principal organe de décision pour les questions touchant à la paix et à la sécurité internationales. Selon le diplomate marocain, les récents développements, notamment l’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité, soutiennent la position marocaine.
Réaffirmation du plan d’autonomie
Cette résolution met en avant l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté marocaine comme « la seule base sérieuse et crédible » vers un règlement durable du conflit. Hilale a également rappelé que les parties concernées, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario, partagent la responsabilité d’avancer dans cette dynamique politique. Il a insisté sur la nécessité de dépasser les discours idéologiques qui, selon lui, perpétuent le conflit depuis des décennies.
Un soutien international croissant
Le soutien international pour l’initiative marocaine semble se renforcer, avec plus de 130 pays exprimant leur appui. Hilale a reconnu que ce consensus international reflète une prise de conscience croissante de la faisabilité de la proposition marocaine. Il a également évoqué les avancées et les initiatives de développement dans les provinces du sud du Maroc, illustrant un engagement à construire un avenir durable fondé sur la dignité.
Une offre de dialogue
En conclusion, Hilale a réitéré l’engagement du Maroc envers une politique de main tendue, comme l’a souligné le roi Mohammed VI dans son discours post-résolution. Ce dernier souligne l’importance de rechercher une solution équitable, sans vainqueurs ni perdants, afin de préserver la dignité des parties impliquées. Le diplomate a affirmé que le Maroc aborde la question du Sahara avec « sérieux et responsabilité“, et que la volonté d’atteindre un accord politique équitable demeure, à condition que toutes les parties cessent les hostilités et s’ouvrent à un dialogue constructif.
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