Par Anissa Mekouar Senhadji
Ce qui rend triste et fait peur, c’est à quelle vitesse on a intégré l’intelligence artificielle dans nos vies. On a franchi le cap sans vraiment se demander si les humains qui allaient manier ce joujou, en étaient dignes. Avant l’IA, ils utilisaient déjà des techniques bidon du genre « je fais semblant d’avoir lu le bouquin », mais ça finissait par se voir. Certains de ces utilisateurs n’ont même pas fait d’études. La politique nous offre d’ailleurs des spécimens vivants et savoureux de cette « réussite ». Suivez mon regard.
Toujours en politique, des personnes qui n’ont ni véritable intelligence réelle ni raisonnement, mais très douées pour la manipulation, vont pouvoir utiliser l’IA pour :
. surveiller les gens à grande échelle et mettre la sécurité en péril,
· produire des idées qui ont l’air intelligentes,
· faire des discours d’une cohérence surprenante,
· influencer les foules et les décideurs avec une efficacité décuplée…
Bref, des gens au jugement pauvre vont utiliser l’IA comme un tremplin pour squatter des postes à responsabilité. Et ça, je dois l’avouer, me rend à la fois morte de trouille et admirative du génie humain.
Parce que les personnes vraiment intelligentes, réfléchies et honnêtes sont rares. Une espèce en voie de disparition. C’est le règne de la médiocrité. Oui, depuis quelques années, on assiste à une dérive médiocratique : l’incompétence et l’absence d’esprit critique sont tolérées, voire récompensées.
Et paf, l’IA débarque. Elle cache les faiblesses, comble les lacunes, habille la médiocrité d’apparats. Trompés par ces productions artificiellement intelligentes, nous finirons peut-être par confier notre avenir à ceux qui, sans la machine, n’auraient jamais dû sortir de l’anonymat. Mais après tout, qui a besoin de vrais cerveaux quand on a de beaux algorithmes ? Quelle époque incroyable nous vivons. On va bien rire quand elles seront à découvert !
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