Un responsable sécuritaire espagnol a salué la coopération du Maroc dans les enquêtes sur les attentats de Barcelone, tout en affirmant le respect des procédures de collecte de preuves.
Ce responsable, qui dirige le département d’information à Barcelone, a détaillé lors de son témoignage devant une commission parlementaire au Congrès espagnol, qu’il s’est rendu au Maroc entre le 10 et le 14 décembre 2017 dans le cadre d’une coopération judiciaire internationale. Cette visite avait pour but d’accompagner les démarches liées à la collecte d’échantillons d’ADN de la famille d’Abdelbaki Es Satty, considéré comme le cerveau des attaques et ancien imam de la localité de Ripoll.
Selon l’agence Europa Press, l’équipe espagnole avait pour mission d’accompagner et d’observer, tandis que les autorités sécuritaires marocaines ont pris en charge l’exécution de toutes les procédures conformément aux normes internationales, en respectant scrupuleusement la chaîne de conservation des preuves.
Le porte-parole a précisé que les échantillons biologiques avaient été envoyés au laboratoire de la police criminelle à Casablanca, avant que les résultats ne soient transmis à la cour d’appel de Rabat pour être intégrés dans la procédure d’enquête judiciaire.
Les attaques survenues à Barcelone pendant l’été 2017 ont fait 16 morts et des dizaines de blessés, devenant l’une des attaques terroristes les plus violentes que l’Espagne ait connues au cours de la dernière décennie. Le responsable espagnol a également souligné que le niveau de coordination entre Rabat et Madrid en matière de lutte anti-terroriste est « très bon », affirmant que l’échange d’informations et la coopération sur le terrain ont contribué à accélérer le rythme des enquêtes et à révéler des données cruciales concernant l’affaire.



