Le climat des affaires au Maroc : Entre avancées et défis persistants
Lors du récent forum national sur le commerce qui s’est tenu à Marrakech, les enjeux du climat des affaires au Maroc ont été mis en lumière. Malgré des réformes numériques prometteuses, les professionnels du secteur soulignent encore de nombreuses entraves qui freinent l’investissement et favorisent l’expansion d’un économie informelle, à moins de quatre ans de l’horizon « Trade Morocco 2030 ».
Un cadre législatif complexe
La rencontre a vu la participation du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, et a permis un échange fructueux entre acteurs économiques et responsables publics. Un consensus est apparu sur l’existence de lourdeurs structurelles qui continuent de miner l’attractivité du Maroc pour les investisseurs. En particulier, les professionnels pointent du doigt le faible degré d’harmonisation dans l’application des lois d’une commune à l’autre, créant ainsi des inégalités dans le traitement des demandes.
Progrès numériques insuffisants
La Direction générale des collectivités locales a présenté un bilan intermédiaire de la plateforme « Rokhass », largement déployée dans 12 régions et 950 communes. Bien que près de 900 licences économiques soient traitées quotidiennement, le constat reste mitigé. Les experts constatent que la numérisation ne peut à elle seule résoudre les problèmes si l’application des règlements demeure inégale. En conséquence, les délais d’obtention des licences peuvent s’étendre de six mois à un an, mettant en péril la dynamique d’investissement, notamment pour des secteurs tels que la franchise, censée revitaliser le commerce.
Une économie informelle en expansion
Un autre point préoccupant évoqué est la concurrence déloyale générée par une économie informelle florissante. De nombreux commerçants exercent sans cadre légal, ce qui désavantage ceux qui respectent les réglementations. Cette situation déséquilibre le marché et complique encore davantage la lutte contre l’informalité.
Vers une transformation nécessaire
Dans son intervention, le ministre Mezzour a insisté sur l’importance de développer l’e-commerce, de simplifier les procédures de licence, et d’optimiser les chaînes d’approvisionnement. Toutefois, il a reconnu que le coût associé à l’intégration numérique reste un obstacle à surmonter pour garantir l’adoption de ces outils par un plus grand nombre de commerçants.
Bien que l’objectif d’augmenter la contribution du commerce de proximité à 20 % de la valeur ajoutée d’ici 2030 soit ambitieux, les intervenants estiment qu’il ne pourra être atteint qu’à travers des réformes structurelles profondes. Ces réformes doivent inclure une simplification des procédures, une harmonisation des lois, et un renforcement de la confiance entre les administrations et les acteurs économiques.
L’enjeu est de permettre à une large partie du commerce de sortir du schéma de l’informalité et de redonner au secteur sa vitalité.
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Le forum national sur le commerce à Marrakech a révélé les défis persistants du climat des affaires au Maroc, malgré des avancées numériques.
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À Marrakech, le climat des affaires marocain se heurte à des défis majeurs, malgré des réformes prometteuses.

























