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Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a confirmé l’instauration d’un Master comme condition d’accès à la profession d’avocat, suite à l’intervention du Premier ministre Aziz Akhannouch. Au cœur des débats législatifs, cette mesure vise à garantir une formation de qualité tout en préservant le principe de la méritocratie à travers des examens d’entrée rigoureux.
Un contexte encadré par la réforme
Lors d’une réunion de la Commission de la justice, législation et droits de l’homme, Ouahbi a exposé les grandes lignes du projet de loi n° 66.23, qui redéfinit l’accès à la profession d’avocat. Il a souligné que les critères d’admission doivent rester fermement basés sur le principe de la compétition, comprenant une limite d’âge ainsi que des diplômes universitaires. Ces ajustements, rendus nécessaires pour renforcer la qualité de la formation, ouvrent le débat sur la révision de certaines conditions, y compris l’âge minimum requis.
Un institut pour former les avocats de demain
Le ministre a également révélé l’initiative de création d’un institut de formation pour les avocats, qui accueillera entre 100 et 150 étudiants. La première phase de ce projet sera lancée à Tanger à la fin de juin, servant de modèle avant une éventuelle expansion vers d’autres villes comme Agadir, Marrakech et Fès. La formation mettra un accent particulier sur l’aspect pratique, tandis que les ordres d’avocats seront chargés d’inculquer les valeurs éthiques et professionnelles aux futurs praticiens.
Conditions d’accès et rigueur nécessaire
À propos de l’admission des étrangers, Ouahbi a insisté sur le respect de la législation nationale, rappelant que l’exercice des professions réglementées nécessite la conformité avec le cadre légal et maintient une relation de confiance entre avocat et client. Concernant l’exclusion des condamnés, le ministre a réclamé une approche plus stricte pour les crimes graves, tout en concédant que certaines situations particulières pourraient nécessiter une attention distincte dans l’évaluation des candidats.
Une flexibilité nécessaire pour les professionnels qualifiés
Il a également mis en avant la nécessité d’une plus grande flexibilité pour intégrer certaines catégories de professionnels, citant le cas de 32 fonctionnaires qualifiés n’ayant pas encore accédé à la profession. Ce constat a également touché certains enseignants universitaires, appelant à une reconsidération des voies d’accès à la profession.
En conclusion de son propos, Ouahbi a réaffirmé son engagement envers un système basé sur la compétition plutôt que sur des examens isolés. Un conseil d’administration pour l’institut sera mis en place, et les stagiaires suivront une période de formation de deux ans supervisée par un bâtonnier, tout en bénéficiant d’une aide financière durant leur apprentissage.
Un cadre législatif en discussion
Ce débat s’inscrit dans le cadre du traitement de l’article 5 du projet de loi, qui définit les conditions d’accès à la profession. Parmi celles-ci, la nationalité marocaine ou celle d’un pays ayant un accord de coopération avec le Maroc, ainsi qu’une tranche d’âge de 21 à 40 ans au moment de l’examen d’entrée. Pour les candidats, il est requis de détenir un Master ou équivalent en sciences juridiques, de réussir l’examen d’entrée et de compléter une période de formation pour obtenir le certificat de compétence professionnelle, conformément à la législation en vigueur.
En somme, le processus de sélection devient à la fois plus rigoureux et plus inclusif, veillant à la qualité des futurs avocats tout en tenant compte des réalités professionnelles actuelles.
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Le ministre de la Justice a annoncé l’instauration d’un Master pour devenir avocat, remettant en question d’anciennes exigences tout en renforçant la compétitivité.
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Un Master pour accéder à la profession d’avocat : une réforme audacieuse qui pourrait transformer le paysage juridique marocain.
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