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Le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tehraoui, a réaffirmé son opposition à l’ouverture du capital des pharmacies aux investisseurs privés, soulignant que cette recommandation du Conseil de la concurrence ne s’aligne pas avec le programme gouvernemental et les réformes en cours. Dans un contexte de transformation du secteur, il insiste sur la nécessité d’un dialogue concerté avec les professionnels.
Contexte : Une réforme en marche
Dans un échange au sein du Conseil des conseillers, Amine Tehraoui a démystifié les recommandations récentes du Conseil de la concurrence, une institution constitutionnelle qui émet des avis consultatifs. Ce dernier avait suggéré de permettre aux investisseurs privés de s’impliquer dans le capital des pharmacies, une idée que le ministre a catégoriquement rejetée. Selon lui, cette proposition ne correspond ni à la vision du gouvernement ni aux réformes nécessaires pour renforcer le système de santé national.
Une méthodologie participative
Tehraoui a souligné l’importance d’adopter une approche participative dans la gestion du secteur pharmaceutique. Il a exprimé son engagement à maintenir un dialogue constant avec les acteurs du domaine, tout en préservant les acquis existants. Le ministre a insisté sur le fait que toute décision doit être prise dans un cadre consultatif et non de manière unilatérale.
Réforme du marché du médicament
Le ministre a également présenté les efforts déployés pour moderniser le système pharmaceutique marocain, fondés sur trois piliers principaux : l’autonomie, l’efficacité et la responsabilité. Il a annoncé des avancées notables vers l’atteinte du niveau « GBT3 » selon les normes de l’OMS, consolidant ainsi la position du système pharmaceutique national.
Nouvelles régulations en faveur du secteur
Tehraoui a informé que plusieurs textes réglementaires avaient récemment été publiés pour soutenir le développement du secteur, incluant un décret sur les visas sanitaires pour l’importation de médicaments destinés à l’usage humain, ainsi qu’un décret régissant l’exercice de la médecine pharmaceutique et la création de pharmacies. Il a également mentionné une révision du Code des médicaments et de la pharmacie afin d’aligner la législation nationale avec les normes internationales et d’accroître la souveraineté pharmaceutique du pays.
Renforcement de la vigilance et de la qualité
Le ministre a mis en avant l’importance d’améliorer la vigilance pharmaceutique et la qualité des pratiques industrielles. La sécurisation du suivi des médicaments et de leur qualité par des mesures concrètes a été au centre de ses préoccupations.
Une transition vers le numérique
Enfin, dans le cadre de l’optimisation des opérations administratives, Tehraoui a lancé une plateforme numérique unifiée baptisée « Autorisation », qui vise à simplifier le processus d’approbation des demandes. Ce service, qui assure transparence et rapidité, sera étendu ultérieurement aux médicaments, aux dispositifs médicaux et aux équipements de santé.
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Amine Tehraoui rejette l’ouverture des pharmacies aux investisseurs privés, tout en annonçant des réformes pour moderniser le secteur pharmaceutique.
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Le ministre de la Santé refuse l’ouverture du capital des pharmacies aux privés : quelles réformes pour le secteur pharmaceutique ?

























