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La presse marocaine, jadis reconnue comme un modèle dans son environnement régional, traverse aujourd’hui une crise profonde, exacerbée par la direction d’Abdelkabir Elkhichine, président de la SNPM. Après des échecs retentissants à des conférences internationales, la profession se trouve à un tournant décisif, soulignant l’urgence d’une refonte et d’un renouveau.
Une réputation ternie par des échecs successifs
Depuis son arrivée à la tête de la Société Nationale de la Presse Marocaine (SNPM), Abdelkabir Elkhichine a vu la notoriété de la presse marocaine s’effriter. Cette dégringolade n’est pas simplement le fruit de circonstances malheureuses, mais plutôt le résultat d’une gestion déficiente, illustrée par des récents échecs lors de conférences internationales.
Le congrès d’Amman en 2023 avait déjà laissé présager d’une tendance préoccupante, avec l’échec d’Elkhichine à obtenir un siège au sein de l’exécutif de l’International Federation of Journalists (IFJ). À l’époque, certains optimistes espéraient qu’il pourrait tirer des enseignements de cet événement. Cependant, la débâcle a pris une nouvelle ampleur lors du congrès de Paris en 2026, où la SNPM a atteint des sommets d’humiliation. Le Maroc, pourtant riche d’une tradition médiatique enviable, a terminé en queue de peloton, laissant d’autres nations comme la Tunisie et la Palestine s’emparer de postes clés.
L’absence de leadership : un handicap fatal
La problématique ne se limite pas à la perte de sièges au sein des instances internationales. Elkhichine incarne une crise de leadership qui touche la profession dans son ensemble. Son incapacité à tisser des liens solides au sein de la sphère francophone et au sein des organisations arabes et africaines handicape la défense des droits des journalistes marocains.
Cette isolement sur la scène régionale et internationale pose une problématique grave : sans représentation au sein de l’IFJ, le Maroc perd son influence dans les débats critiques sur la liberté de la presse. Les sièges vacants que nous avons laissés sont désormais occupés par d’autres, qui influencent les politiques qui nous concernent directement, sans que notre voix ne soit entendue.
Un avenir incertain pour le journalisme marocain
Le leadership d’Elkhichine a transformé la SNPM en une entité sans mors, incapable de revendiquer les défis décisifs auxquels fait face le secteur. Loin d’être une simple représentation, la diplomatie syndicale exige astuce et capacité à défendre un dossier national chargé d’enjeux. Au lieu de cela, nous assistons à une accumulation de défaites déguisées en « participation honorable ».
Il est impératif d’opérer une réflexion profonde et honnête sur l’état de notre organisation. L’heure est venue pour un véritable nettoyage en profondeur des structures syndicales, sans quoi l’histoire jugera ceux qui ont fait de notre dynamique syndicale une simple figuration dans une pièce de théâtre mal orchestrée.
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La crise de la presse marocaine, exacerbée par la direction d’Abdelkabir Elkhichine à la SNPM, pose un défi urgent pour l’avenir du secteur.
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La presse marocaine, prise dans un tourbillon de crises, doit se réinventer pour retrouver son influence auprès des instances internationales.
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