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Le député des Istiqlaliens de la région de Fquih Ben Salah, Saleh Hnin, a interpellé le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Ahmed Bouarfa, sur la situation précaire des terres agricoles irriguées dans les centres 504, 505, et 508. Cette question met en lumière des enjeux juridiques et socio-économiques cruciaux pour plus de 1500 agriculteurs confrontés à une incertitude juridique persistante.
Contexte : Un passé juridique complexe
Depuis 1951, les terres irriguées des centres évoqués ont été sujettes à des opérations de regroupement qui ont encore été accentuées par des décisions administratives ultérieures, notamment le décret n° 91/602 du 8 avril 1991. Ces décisions ont généré des complications qui frappent désormais des agriculteurs exploitant ces parcelles. La loi et la régularisation de la propriété foncière sont des enjeux de taille dans cette région, particulièrement pour les exploitants dont la sécurité juridique est mise en péril.
Un flou juridique persistants
Saleh Hnin souligne que malgré des initiatives pour régulariser la situation, comme le décret 1/1754 du 13 septembre 2001, annulant les précédentes décisions de régularisation, les agriculteurs continuent à travailler des terres s’étendant sur près de 3000 hectares sans documents les légitimant. Plus de 1500 agriculteurs se trouvent donc dans une impasse sur le plan légal, risquant de perdre leurs terres.
Impacts socio-économiques alarmants
Cette situation d’incertitude n’affecte pas seulement la tranquillité des agriculteurs, mais a des répercussions dramatiques sur leur quotidien économique. En effet, l’absence de droits clairs les exclut des programmes d’aide et d’accompagnement mis en place par l’État pour soutenir le secteur agricole. Les enjeux sont d’autant plus critiques dans un contexte où la sécurité alimentaire et le développement rural sont des priorités nationales.
Appel à l’action du député
Face à cette problématique, le député a demandé au ministère de l’Agriculture de préciser les mesures que l’État compte mettre en œuvre pour résoudre les difficultés foncières rencontrées. Il est impératif de trouver des solutions durables qui garantissent les droits des agriculteurs et leur permettent de bénéficier pleinement des dispositifs de soutien et de développement agricole.
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