• Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers
No Result
View All Result
No Result
View All Result
accueil, Chroniques
mercredi 24 juin 2026 - 11:57

Les Binationaux un atout stratégique pour le Maroc

larbi bargach
A A

Bargach Larbi

La mondialisation a reconfiguré les appartenances identitaires. Les frontières entre nationalité de naissance et nationalité d’origine sont devenues plus compliquées à tracer. En sport, cette réalité est à l’origine d’une nouvelle forme de concurrence entre les États. Le marché de la recherche des talents s’est élargi et plus rien n’interdit la captation des pépites issus des diasporas en s’appuyant sur des logiques profondément culturelles.

Le football — discipline universelle par excellence — est devenu le théâtre principal de ces tensions. Le Maroc y occupe une position avancée, enviée et contestée. Elle mérite que l’on s’y intéresse.

L’intégration des Marocains du monde dans le projet national ne relève pas d’un opportunisme ponctuel lié au football. Elle s’inscrit dans une vision stratégique portée au plus haut niveau de l’État. Depuis le début des années soixante, les Marocains résidant à l’étranger — environ cinq millions de personnes à travers le monde — sont considérés comme une composante à part entière du roman national marocain. Cette philosophie d’appartenance, fondée sur le lien à la « tamghrabit » — le sentiment d’être marocain, indépendamment du lieu de résidence — précède et dépasse largement le seul cadre sportif. C’est dans le domaine bancaire où elle s’est le mieux exprimé. La puissance des banques marocaines résulte d’un développement structuré du « migrant banking », un modèle reproduit aujourd’hui, avec une grande efficacité, à travers le continent africain. Jamais les transferts des communautés africaines vers les pays d’origine n’ont été aussi important. D’autres pays ont fait le choix inverse. Ils ont taxé les transferts de leurs ressortissants en Europe générant au passage un marché parallèle des devises dont le poids est encore douloureux pour leurs économies respectives.

Dans le football, cette vision a pris du retard, ce n’est que récemment qu’une cellule de détection et de recrutement a été mise en place. Elle a pour objectif le suivi des talents depuis leur plus jeune âge, avec des canaux de communication important avec les familles des joueurs. La FRMF n’attend pas que les talents viennent à elle ; elle va les chercher, parfois là où les fédérations européennes elles-mêmes ne les ont pas encore identifiés.
Cette politique n’a pas manqué de créer un grand nombre de polémiques. La plus répandue dans certains médias occidentaux, repris par la presse arabo-africaine, considère que le Maroc « vole » des talents formés à grands frais par les académies européennes au lieu de les former lui-même. Cette lecture mérite une réponse adéquate :

  • Le Maroc ne fait que reproduire, dans un registre différent, et à rebours le concept de « fuite des cerveaux » qui a privé l’Afrique d’un grand nombre de compétences. Il s’appuie sur l’identité de l’enfant né en France ou en Belgique de parents marocains et sur son héritage familial, culturel et affectif.
  • Les joueurs choisissent librement et, dans la grande majorité des cas, avec conviction le pays de naissance de leurs parents. Souvent victimes de ségrégations ils optent, maintenant que c’est possible et que le Maroc dispose des infrastructures nécessaires, pour les Lions de l’Atlas. Un papier publié le 17 juin dernier dans « Valeurs Actuelles » illustre à la perfection cette affirmation : « Se faire traiter de sale français dans le RER le matin et retrouver, le soir sur TF1, une sorte de frère jumeau de son agresseur, bouche fermée au moment de la Marseillaise (…) c’est une scène irritante que trop de Français ont vécue ». Le comportement raciste à l’égard d’un Lamine Yamal aussi pourra à l’avenir accentuer ces migrations, à l’envers, et confortent le pays dans ces choix.
  • De plus ce qui distingue fondamentalement le Maroc de ses détracteurs, c’est qu’il n’a pas substitué la diaspora à la formation locale. Il les articule. L’Académie Mohammed VI de football, inaugurée en 2009 à Salé sur initiative royale, réalisée avec un investissement d’environ 140 millions de dirhams et dotée de terrains labellisés par la FIFA, d’un pôle médico-sportif, d’hébergement et d’espaces d’apprentissage, constitue la colonne vertébrale de la formation locale. Ses résultats sont éloquents et vont aller crescendo à l’avenir. Cette synergie entre formation locale et talents de la diaspora a produit son chef-d’œuvre dès octobre 2025 avec le titre de Champion du monde U20 acquis au Chili.

La critique formulée à l’égard du Maroc perd toute légitimité lorsqu’on la confronte au silence assourdissant qui entoure d’autres contre-exemples. L’Algérie, avec une diaspora estimée à plus de dix millions de personnes, dont une concentration massive en France, n’a jamais réussi à convaincre ses plus grands talents de porter le maillot vert. Zinédine Zidane, Karim Benzema ou Kylian Mbappé auraient pu donner un autre éclat au football africain s’ils avaient rejoint les Fennecs. Cette incapacité à mobiliser sa diaspora n’est pas un accident. Elle traduit une défaillance structurelle — organisationnelle, relationnelle et identitaire — que les médias hostiles au Maroc omettent soigneusement de critiquer avec la même vigueur. L’Égypte, avec quatorze millions d’expatriés, se trouve dans une situation comparable. Il est vrai que pour la plupart d’entre eux ils habitent dans les pays du Golfe.

Ce qui dérange, en réalité, ce sont les succès récents du Maroc. Ils constituent un risque, si par émulation, d’autres pays du Sud Global adoptent la même stratégie. Une telle évolution opérera fatalement un renversement inédit dans l’histoire du football mondial. La critique n’est donc pas morale. Elle est le reflet d’une frustration sportive. Le Maroc n’a pas besoin de se justifier. Il a construit un modèle cohérent, souverain, et historiquement fécond. Un modèle qui doit être imité, amélioré et soutenu au lieu d’être vilipendé et sali par des médias aux ordres avec des relais locaux emprisonnés dans des convictions idéologiques démodées.

Loading

PartagerTweetEnvoyerPartagerPartagerEnvoyer

Du même fichier

Fouzi Lekjaâ investi d’une nouvelle mission : les clés d’un chantier territorial à 210 milliards de dirhams

samedi 15 août 2026 - 13:48

Maroc–Espagne : cinquante ans de proximité, de crises et de rancœurs persistantes

vendredi 14 août 2026 - 15:17

Ceuta et Melilla : ce qui s’est réellement passé selon le CNDH

vendredi 7 août 2026 - 20:08

Le marathon de Sebta occupée : courir vers l’ailleurs pour applaudir le retour

lundi 3 août 2026 - 10:41
Tags: maroc

Edition Special 8 Mars

Articles connexes

Fouzi Lekjaâ

Fouzi Lekjaâ investi d’une nouvelle mission : les clés d’un chantier territorial à 210 milliards de dirhams

maroc et espagne

Maroc–Espagne : cinquante ans de proximité, de crises et de rancœurs persistantes

Cérémonie de signature du livre « Mostafa Khalili, entre patrimoine et transe » Hommage à un artiste et à la mémoire d’une ville

L’Meeting-2

L’Meeting : le carrefour du street art marocain

Lire aussi

Fouzi Lekjaâ
accueil

Fouzi Lekjaâ investi d’une nouvelle mission : les clés d’un chantier territorial à 210 milliards de dirhams

samedi 15 août 2026 - 13:48
maroc et espagne
accueil

Maroc–Espagne : cinquante ans de proximité, de crises et de rancœurs persistantes

vendredi 14 août 2026 - 15:17
Cérémonie de signature du livre « Mostafa Khalili, entre patrimoine et transe »  Hommage à un artiste et à la mémoire d’une ville
accueil

Cérémonie de signature du livre « Mostafa Khalili, entre patrimoine et transe » Hommage à un artiste et à la mémoire d’une ville

jeudi 13 août 2026 - 17:34
L’Meeting-2
accueil

L’Meeting : le carrefour du street art marocain

mercredi 12 août 2026 - 13:43
Next Post
far gaza

Des officiers des FAR rejoignent la Force internationale de stabilisation à Gaza

Contactez-nous

  • Accueil
  • Nous contacter
  • Mentions Légales

Liens importants

  • Qui sommes-nous ?
  • Comité de rédaction
  • Utilisation des données personnelles
  • La rédaction

Catégories

  • International
  • Politique
  • Economie
  • Sport
  • Société

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook Youtube Instagram X-twitter Tiktok
Tous droits réservés © 2026

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers