L’agence de notation internationale « Moody’s » a annoncé la révision de sa perspective économique pour le Maroc, la faisant passer de « stable » à « positive », tout en maintenant la note de crédit à Ba1. Cette décision reflète la confiance internationale dans la capacité de l’économie marocaine à absorber les chocs et à se redresser après la pandémie de Covid-19.
Les analystes économiques considèrent ce changement comme plus qu’un simple acte technique ; c’est un signal international de la robustesse du modèle économique marocain et de sa capacité à maintenir des équilibres financiers et économiques. Le royaume a réussi à réduire son déficit budgétaire, le faisant passer de 5,4 % en 2022 à environ 4,4 % d’ici 2024, avec un objectif de 3 % d’ici 2026. Par ailleurs, ses exportations ont connu une forte croissance, en particulier dans le secteur automobile, qui a dépassé un chiffre d’affaires de 140 milliards de dirhams, tandis que les réserves de devises étrangères couvrent plus de cinq mois et demi d’importations, offrant ainsi une bonne protection au dirham.
Cette perspective positive contribuera à renforcer la confiance des investisseurs étrangers et des fonds souverains, permettant au Maroc de mobiliser des investissements privés pouvant atteindre 550 milliards de dirhams et de créer 500 000 emplois d’ici 2026. De plus, cette décision réduira le coût d’emprunt pour l’État et les institutions marocaines, libérant des ressources financières auparavant consacrées au service de la dette.
Sur le plan régional, cette note consolide la position du Maroc en tant que plateforme de stabilité dans un environnement troublé, ayant réussi à contenir l’inflation aux alentours de 2 %. Le pays continue d’attirer d’importants investissements dans des projets stratégiques comme le pipeline gazier Nigeria-Maroc et le développement du secteur de l’hydrogène vert, avec des prévisions d’investissements initiaux pouvant dépasser 100 milliards de dirhams.
La portée stratégique de cette décision prend encore plus d’importance alors que le Maroc s’apprête à accueillir la Coupe du Monde 2030, facilitant ainsi la mobilisation de financements pour de grands projets d’infrastructure, des stades aux routes en passant par des lignes ferroviaires à grande vitesse, et ce, dans des conditions préférentielles. Le soutien du Fonds monétaire international à travers une ligne de crédit de 5 milliards de dollars renforce également cette confiance dans la solidité de l’économie marocaine.







