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La profession d’expert-comptable au Maroc traverse une crise sans précédent à l’approche des élections du Conseil national et des conseils régionaux, prévues le 21 mai. Les débats enflammés sur l’avenir de cette profession, exacerbés par la montée des tensions sur des plateformes comme WhatsApp, révèlent des dissensions profondes sur les enjeux de la digitalisation et de l’intelligence artificielle.
La Profession en Pleine Tourmente
La campagne électorale actuelle s’avère être la plus houleuse de l’histoire de l’Ordre des experts-comptables. Les discussions, qui se multiplient au sein des groupes WhatsApp, illustrent un climat de mécontentement général. L’objet du débat : une étude stratégique, d’un montant de 1,2 million de dirhams, commandée par le Conseil national pour envisager l’avenir de la profession face aux défis numériques. Cette étude vise à redéfinir les missions des experts-comptables, mais suscite une forte résistance parmi les praticiens.
Des Résistances à des Changements Nécéssaires
Parmi les points de friction, les conclusions de l’étude ne rencontrent pas l’adhésion de nombreux professionnels, alors même que la réaction de la ministre de l’Économie et des Finances a été jugée timide vis-à-vis de diverses propositions. Une des modifications les plus controversées concerne l’ouverture du capital des cabinets d’expertise comptable à des investisseurs externes, ce qui serait une première. Actuellement, la législation impose que les experts-comptables détiennent au moins 75 % du capital des cabinets.
Perspectives d’Avenir Incertaines
Le rapport a par ailleurs écarté des options cruciales, telles que le rapprochement avec l’Ordre des comptables agréés ou la création de deux entités distinctes pour les auditeurs et les experts-comptables. Malgré ces choix résolument délibérés, la possibilité de revoir ces décisions à l’avenir demeure, laissant planer un certain flou sur la direction future de la profession.
Une Reforme Insuffisante ?
Le débat actuel illustre non seulement les défis structurels de la profession mais souligne également l’importance d’une réaction collective face aux changements imposés par le marché et la technologie. La profession doit apprendre à naviguer dans cette nouvelle réalité sans sacrifier ses principes fondamentaux.
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