Renforcement du système de santé : 530 médecins spécialistes bientôt en fonction
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a annoncé, lors d’une séance à la Chambre des représentants, la nomination de 530 médecins spécialistes dès le mois d’août. Cette initiative vise à pallier le manque de personnel médical dans les hôpitaux publics et à répondre aux besoins croissants en matière de soins de santé.
Une réforme nécessaire
Lors de son intervention, M. Tehraoui a précisé que cette mesure marque un tournant décisif dans la gestion des ressources humaines du secteur de la santé. Historiquement, les médecins diplômés faisaient face à une attente pouvant durer jusqu’à deux ans avant d’être affectés à leurs postes. La réduction de ce délai permettra une meilleure réactivité des établissements sanitaires et une amélioration de la capacité d’accueil des patients dans les hôpitaux publics.
Un cadre structurant pour la formation
Le ministre a également abordé les réformes structurelles engagées, notamment à travers un décret améliorant le statut des étudiants en médecine. Ce texte établit un système de contrat entre l’État et les nouveaux médecins spécialistes. À partir de 2026, une période de service obligatoire de quatre ans sera exigée, réduite à trois ans pour ceux qui obtiendront leur diplôme à partir de 2028. Cette mesure vise à s’assurer que les jeunes médecins contribuent effectivement à la santé publique nationale.
Promouvoir l’équité dans l’accès aux soins
Ce changement est d’une importance capitale, car il met fin à une situation qui dure depuis trois décennies. Il assure également une distribution équitable des médecins spécialistes à travers les régions du pays, renforçant ainsi l’accès aux soins de santé dans les zones défavorisées. Le ministre a précisé que 2 000 postes de médecins résidents seront ouverts cette année, avec des intégrations prévues dans les hôpitaux publics d’ici 2030.
Une gestion adaptée aux besoins régionaux
Pour la première fois, les groupes de santé territoriaux seront chargés de organiser et distribuer le travail des médecins résidents, ainsi que de superviser leurs formations et stages. Cette approche vise à aligner la formation médicale avec les besoins actuels spécifiques à chaque région, améliorant ainsi la planification de la santé tant au niveau national que local.
un objectif ambitieux
Ces réformes s’inscrivent dans le cadre d’une initiative plus large destinée à réformer le système de santé national. Le gouvernement ambitionne de renforcer les ressources humaines et d’améliorer la gouvernance du secteur pour assurer un accès plus équitable et efficace aux services de santé à travers tout le Maroc.
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