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Le Maroc considère l’Examen Périodique Universel (EPU) non seulement comme un instrument d’évaluation des droits humains, mais aussi comme une occasion d’améliorer les pratiques de gouvernance. Lors d’un atelier organisé à Rabat, les autorités marocaines ont souligné l’importance de cette démarche pour renforcer l’engagement du pays envers ses responsabilités internationales.
L’Examen Périodique Universel : Un Outil d’Amélioration
Lors de l’ouverture d’une réflexion sur le thème « Après la quatrième ronde de l’EPU : soutenir l’outil et garantir son impact sur la réalité des droits humains », Mohamed Habib Belkouch, le délégué ministériel aux droits de l’homme, a réaffirmé que le Maroc adopte une approche institutionnelle pour suivre et mettre en œuvre les recommandations issues des mécanismes internationaux relatifs aux droits humains. Cette perspective témoigne d’une volonté manifeste d’inscrire les réformes nationales dans un cadre de coordination et de concertation.
Rôle Central de la Délégation Ministérielle
Belkouch a également précisé que sa délégation joue un rôle clé en tant qu’organe national d’exécution, de reporting et de suivi. En coordonnant les efforts de divers acteurs, le Maroc vise à respecter ses engagements internationaux en matière de droits humains, un objectif jugé essentiel depuis l’adoption de la Constitution de 2011, marquant un tournant majeur pour les droits et libertés au sein du pays.
Les Défis de la Mise en Œuvre
Siddharto Reza Suryodibroto, président du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, a salué le rôle proactif du Maroc dans la mise en place de l’EPU. Il a souligné que l’atelier représente une occasion cruciale pour évaluer les défis auxquels est confrontée la promotion des droits humains avant la cinquième round de l’examen. Pour Suryodibroto, la responsabilité des États ne se limite pas à l’acceptation des recommandations ; elle s’étend à leur mise en œuvre et à l’évaluation de leur impact concret.
Un Atelier Collaboratif de Deux Jours
Organisé en partenariat avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et UPR Info, cet atelier de deux jours rassemble des représentants de nombreux pays et des experts de 28 nations. Son objectif est non seulement de faire le bilan de la quatrième ronde de l’EPU, mais aussi d’explorer les perspectives de la prochaine, en abordant les aspects techniques et procéduraux de cet outil, ainsi que les moyens d’en renforcer l’efficacité pour la protection des droits humains.
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