• Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers
No Result
View All Result
No Result
View All Result
accueil, Décryptage
dimanche 6 septembre 2026 - 14:09

Enseignement marocain : 38 ministres, une réforme toujours en attente

Enseignement marocain : 38 ministres, une réforme toujours en attente
A A

M.BAKKALI/

Trente-huit noms, autant de portefeuilles ministériels, une même mission inachevée : redresser l’école publique marocaine.

Sept décennies après l’indépendance, proclamée le 2 mars 1956, ce chiffre, qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, résume à lui seul le sentiment d’un chantier qui n’en finit pas. Chaque nouveau titulaire du portefeuille a porté sa vision, sa feuille de route, son vocabulaire de rupture, sans que le niveau scolaire, lui, ne parvienne à s’en trouver durablement transformé. Un constat que les évaluations internationales viennent aujourd’hui confirmer, chiffres à l’appui.

Un recul documenté par les chiffres

Lors de l’édition 2022 du Programme PISA (OCDE), le Maroc s’est classé 71ᵉ sur 81 pays en mathématiques, 79ᵉ en compréhension de l’écrit et 76ᵉ en culture scientifique, un recul de neuf rangs dans les deux derniers domaines par rapport à l’édition précédente. Seuls 18 % des élèves marocains ont atteint le niveau minimal en mathématiques, contre 69 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.
L’enquête TIMSS 2023 dresse un constat tout aussi préoccupant au collège : le score moyen en sciences a chuté de 395 à 327 points en quatre ans (-68 points), celui en mathématiques a reculé de 10 points. Le primaire, à l’inverse, affiche une légère amélioration (+9 à +15 points selon les matières), jugée toutefois insuffisante pour rattraper le niveau international.
Selon la Banque mondiale, un élève marocain perdrait en moyenne 4,4 années d’apprentissage effectif sur l’ensemble de sa scolarité. Le décrochage scolaire touche par ailleurs près de 276 000 élèves chaque année.

L’arabisation, un tournant toujours débattu

Ce recul est régulièrement mis en relation avec la politique d’arabisation de l’enseignement, amorcée dès 1977 sous Azzedine Laraki, alors ministre de l’Éducation nationale, et généralisée progressivement au cours des années 1980. Dès 1994, Hassan II, que Dieu l’ai en sa sainte miséricorde, exprimait déjà publiquement son inquiétude face aux insuffisances de l’enseignement arabisé.

Une contradiction qui interroge

Ce diagnostic sévère se heurte pourtant à une réalité tangible : plusieurs générations de médecins, d’ingénieurs et de cadres formés exclusivement dans les écoles et universités publiques marocaines ont construit, et continuent de construire, des carrières solides. Tous n’ont pas eu accès à la Mission française ou à des universités étrangères. Cette réalité ne contredit pas le diagnostic officiel, les deux constats coexistent, mais elle invite à nuancer un discours parfois trop uniforme sur l’état du système éducatif national.
Reste une question de fond : au-delà des 38 ministres qui se sont succédé, qu’est-ce qui continue structurellement de faire obstacle à un redressement durable du niveau scolaire au Maroc ?

Loading

PartagerTweetEnvoyerPartagerPartagerEnvoyer

Du même fichier

Élections 2026 : sur la toile, un duel RNI-PAM et des poursuivants en quête d’espace

samedi 5 septembre 2026 - 10:45

Benkirane, quand le chef devient un boulet

vendredi 28 août 2026 - 18:18

Maroc : entre développement économique et fractures sociales, l’urgence d’un nouveau récit national

dimanche 23 août 2026 - 13:35

Sebta et Melilia : face au procès médiatique espagnol, la réponse de Ouahbi choisit la sagesse du dialogue

dimanche 23 août 2026 - 12:55
Tags: maroc

Edition Special 8 Mars

Articles connexes

Najiba Jalal Pam Rni 2

Élections 2026 : sur la toile, un duel RNI-PAM et des poursuivants en quête d’espace

Fawzi Lekjaa sort le grand jeu et transforme le programme du PAM en contrat politique

Sebta

Faux rapport sur Sebta : la droite espagnole préfère la fiction aux faits

Seghrouchni

Amal El Fallah Seghrouchni, une ministre brillante distinguée à Paris

Lire aussi

Programme du PAM, le possible, l’improbable et le déjà-promis
accueil

Programme du PAM, le possible, l’improbable et le déjà-promis

mardi 1 septembre 2026 - 21:50
Najiba Jalal Pam Rni 2
accueil

Élections 2026 : sur la toile, un duel RNI-PAM et des poursuivants en quête d’espace

samedi 5 septembre 2026 - 10:45
armada
accueil

La ridicule « armada »

lundi 31 août 2026 - 11:22
Seghrouchni
accueil

Amal El Fallah Seghrouchni, une ministre brillante distinguée à Paris

vendredi 4 septembre 2026 - 09:38

Contactez-nous

  • Accueil
  • Nous contacter
  • Mentions Légales

Liens importants

  • Qui sommes-nous ?
  • Comité de rédaction
  • Utilisation des données personnelles
  • La rédaction

Catégories

  • International
  • Politique
  • Economie
  • Sport
  • Société

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook Youtube Instagram X-twitter Tiktok
Tous droits réservés © 2026

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers