BELAAMAN /
À New York, une nouvelle exposition revient sur une période importante de l’histoire culturelle d’Asilah. Intitulée « Asilah Oui: Robert Blackburn in Morocco », l’exposition a ouvert ses portes le 19 septembre au Robert Blackburn Printmaking Workshop, à Manhattan, et se poursuit jusqu’au 12 décembre.
Le projet revient sur les premières années du Moussem culturel d’Asilah, créé en 1978 par l’artiste marocain Mohamed Melehi et le diplomate Mohamed Benaïssa.
Mais ici, il n’est pas seulement question des célèbres peintures murales d’Asilah. L’exposition s’intéresse surtout aux rencontres et aux échanges artistiques qui se sont développés autour de la gravure et de l’édition.
D’Asilah à New York
Curatée par Imani Congdon avec le Robert Blackburn Printmaking Workshop, l’exposition rassemble des gravures, photographies et documents d’archives. Certaines œuvres issues de collections privées sont présentées au public pour la première fois.
On y retrouve plusieurs artistes marocains, notamment Mohamed Melehi, Malika Agueznay, Farid Belkahia, Abderrahmane Rahoule, Abbès Saladi et Kamal Boutaleb, aux côtés d’artistes internationaux comme Etel Adnan, Simone Fattal, Mohammad Omer Khalil, Zarina, Mary Lovelace O’Neal et Robert Blackburn.
L’exposition raconte surtout une histoire de rencontres. Pendant les premières années du Moussem, Asilah est devenue un espace où des artistes venus de différents pays pouvaient travailler ensemble, échanger leurs techniques et partager leurs idées.
Cette dynamique était également liée aux réflexions de l’École de Casablanca, qui défendait une vision de l’art
ouverte sur l’espace public et sur la société.
Une histoire qui continue
Le projet se poursuivra également le 7 novembre à l’Anthology Film Archives de New York, avec une projection réunissant le film Melehi de Shalom Gorewitz, réalisé en 1984, et le documentaire A Thousand and One Berber Nights de Hisham Aïdi, sorti en 2023.
Près de cinq décennies après la création du Moussem, « Asilah Oui » rappelle l’importance des échanges artistiques nés dans la ville.
Une histoire qui montre qu’Asilah n’était pas seulement un lieu où les artistes internationaux venaient présenter leur travail, mais aussi un espace où de nouvelles collaborations et de nouvelles idées pouvaient naître.
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