Limitrophe de la ville de Settat et proche de la mer Méditerranée, la commune de Had Soualem fait face à une véritable crise commerciale. Malgré les efforts des autorités locales pour assainir l’espace public en libérant le domaine public usurpé par des cafés et certains commerces, ces opérations ont révélé de manière manifeste une sélectivité marquée. De nombreux établissements exercent des activités commerciales et industrielles au cœur des zones résidentielles, sans aucune autorisation légale.
D’après des sources sur place, ces commerces englobent diverses activités, allant de la vente de produits alimentaires et de légumes à des salons de coiffure et des ateliers de fabrication de meubles. Tous opèrent au sein même des quartiers résidentiels, ignorants les moindres règles réglementaires.
Il est particulièrement alarmant que certains propriétaires de ces établissements déclarent ouvertement qu’ils travaillent en dehors du cadre légal, justifiant leur comportement par un adage populaire : « Si tout le monde le fait, c’est acceptable ». Cette mentalité souligne une situation d’anarchie désormais socialement tolérée, résultant du manque de contrôle strict et de l’indulgence manifeste des autorités locales.
Cette situation mette en lumière le manque d’efficacité du conseil municipal, qui n’a pas réussi à instaurer une police administrative capable de surveiller les activités commerciales et de dresser des contraventions. Par conséquent, la commune de Had Soualem s’enlise dans le désordre, privant ainsi l’État de revenus fiscaux importants, qui auraient pu financer des projets de développement au profit des habitants.
Face à ce constat, une question centrale se pose avec insistance : le conseil municipal et l’autorité locale sont-ils incapables d’appliquer la loi, ou est-ce plutôt un complot délibéré pour protéger certains intérêts ?
Il est urgent que le gouverneur de la province de Berrchid intervienne pour mettre un terme à cette dérive, qui transforme Had Soualem en un espace de non-droit.