Les États-Unis interdisent l’entrée à des responsables palestiniens à New York avant les réunions des Nations Unies
Le ministère des Affaires étrangères des États-Unis a annoncé vendredi l’interdiction d’entrée à certains responsables palestiniens à New York pour assister aux réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies le mois prochain. Cette décision fait suite à l’annonce par plusieurs pays occidentaux de leur intention de reconnaître la Palestine comme un État, alors que les États-Unis et Israël s’y opposent. Le ministère n’a pas divulgué les noms des responsables concernés.
Washington a basé sa décision sur des allégations selon lesquelles l’Autorité palestinienne et l’Organisation de libération de la Palestine ne condamnent pas le terrorisme et font pression pour une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien. Les responsables palestiniens ont nié ces accusations, affirmant que les négociations qui durent depuis des décennies n’ont pas abouti à la fin de l’occupation israélienne ni à l’établissement d’un État palestinien indépendant.
Cette décision américaine pourrait réduire le nombre de membres de la délégation palestinienne à la réunion, où la Grande-Bretagne, la France, l’Australie et le Canada ont annoncé leur reconnaissance officielle de l’État de Palestine. Ce geste reflète le mécontentement des pays occidentaux face à la guerre d’Israël contre Gaza et à la construction de colonies en Cisjordanie, entraînant une crise humanitaire majeure.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, envisage de se rendre à New York, mais son bureau a considéré que cette décision sur les visas constitue une violation de l’accord de siège des Nations Unies, qui garantit l’entrée des diplomates étrangers. Les États-Unis ont confirmé que ces restrictions ne s’appliqueraient pas à la mission permanente de la Palestine auprès des Nations Unies, tandis que l’organisation internationale a indiqué qu’elle examinerait la question avec Washington conformément à l’accord.