Suivi
Le ministre de la Justice marocain, Abdellatif Ouahbi, a eu, le mardi 27 janvier 2026, à Doha, la capitale du Qatar, des entretiens bilatéraux avec son homologue qatari, Ibrahim bin Ali Al-Mahmoud, en marge des travaux du Forum de Doha sur le droit, dans le cadre du renforcement des relations de coopération juridique et judiciaire entre les deux pays.
Cette rencontre a été l’occasion de souligner la solidité des relations fraternelles unissant le Maroc et le Qatar, marquées par une coopération étroite et une coordination continue, notamment dans les domaines juridique et judiciaire. Les deux parties ont insisté sur l’importance d’améliorer cette coopération pour répondre aux défis actuels liés aux transformations économiques et technologiques rapides, et pour servir les intérêts communs des deux pays.
Au cours des discussions, les ministres ont passé en revue les résultats de la participation de leurs pays au Forum de Doha sur le droit, mettant en avant l’importance de cet espace pour promouvoir le dialogue juridique et échanger des expériences et des meilleures pratiques entre les décideurs et les experts, notamment en matière de modernisation des législations, d’amélioration de l’attractivité des investissements, de gouvernance et de transformation numérique, ainsi que de suivi de l’utilisation des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle.
Ouahbi a affirmé que la participation du Maroc à ce forum s’inscrit dans sa stratégie d’ouverture sur son environnement arabe et international, ainsi que dans le renforcement de la coopération mutuelle et le partage des expériences en matière de réforme du système judiciaire, en cohérence avec les grandes réformes en cours dans le secteur de la justice au royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a également souligné la volonté du Maroc de moderniser son arsenal juridique et législatif conforme aux normes internationales, garantissant ainsi la sécurité juridique et renforçant la confiance dans l’environnement des affaires, dans le respect des principes de transparence, de bonne gouvernance et de l’État de droit.
Pour sa part, le ministre qatari a exprimé sa fierté du niveau de coopération existant avec le Maroc, louant l’expérience marocaine en matière de réforme judiciaire et de modernisation des législations, et confirmant l’engagement de l’État du Qatar à renforcer ses partenariats juridiques avec les pays frères, dans le cadre d’une vision globale visant à développer un environnement législatif et réglementaire avancé, capable de répondre aux exigences de l’investissement moderne et soutenant la transformation économique durable.
Les deux ministres ont abordé plusieurs questions prioritaires, notamment les voies de développement des législations liées à l’investissement et le renforcement des cadres juridiques attractifs pour l’investissement étranger. Ils ont également discuté de l’importance d’adopter des moyens alternatifs de règlement des différends, notamment l’arbitrage et la médiation, en tant que mécanismes efficaces pour réduire les délais de traitement des litiges et renforcer la confiance dans les systèmes judiciaires, en particulier pour les différends d’ordre investisseur et commercial.
Ils ont également échangé des points de vue sur les mécanismes de lutte contre les crimes financiers, notamment la corruption et le blanchiment d’argent, soulignant l’importance de renforcer les principes de conformité et de bonne gouvernance, ainsi que de développer la coopération institutionnelle et l’échange d’expertises dans ce domaine, contribuant ainsi à soutenir la stabilité financière et à renforcer la confiance dans les systèmes juridiques et judiciaires.
La réunion a également porté sur l’importance de tirer parti des expériences comparatives en matière de modernisation des systèmes juridiques, notamment dans des secteurs vitaux et stratégiques tels que les services financiers et les entreprises, tout en soulignant la nécessité d’aligner les législations nationales sur les normes internationales, afin d’atteindre un équilibre entre les exigences de développement économique et la garantie de la sécurité juridique pour les investisseurs.
À la fin des discussions, les deux ministres ont exprimé leur satisfaction quant au niveau de coordination et de compréhension existant entre les ministères de la Justice des deux pays, réaffirmant leur intention de continuer à renforcer la coopération juridique et judiciaire à travers des échanges de visites, l’organisation de rencontres techniques et le partage d’expériences et de pratiques, afin de servir les intérêts des deux pays et de contribuer à la consolidation des fondements de la coopération juridique arabe commune.

