Baïtas confirme la volonté politique forte d’accélérer l’officialisation de l’amazigh
Mustapha Baïtas, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, a affirmé que l’exécutif dispose d’une volonté politique forte pour un déploiement rapide de l’officialisation de la langue amazighe. Il a souligné que ce projet représente une priorité stratégique conformément aux directives royales, notamment depuis le discours d’Ajdir, et à la lumière des avancées positives concernant la question amazighe, à forte dimension identitaire.
Lors d’une rencontre hebdomadaire suivant le Conseil des ministres, Baïtas a précisé que le gouvernement a mobilisé les ressources nécessaires pour mettre en œuvre les dispositions constitutionnelles relatives à l’amazigh, à travers des actions s’inscrivant dans une vision globale visant à intégrer la langue dans tous les domaines de la vie publique.
Il a également mentionné la création d’un fonds spécial pour soutenir l’usage de l’amazigh, auquel ont été alloués d’importants ressources financières pour financer des programmes principalement liés à la modernisation de l’administration et à la promotion de la langue dans les ministères, les institutions publiques et les collectivités territoriales.
Le responsable gouvernemental a fait état de la création d’une direction spéciale pour le développement de l’usage de l’amazigh au sein du ministère chargé de la transition numérique et de la réforme de l’administration. Il a confirmé que cette direction a commencé à mettre en œuvre des mesures concrètes, y compris le recrutement de plusieurs agents parlant amazigh dans des services centralisés et décentralisés, pour fournir des services d’accueil et d’orientation, notamment dans des secteurs à fort afflux de citoyens tels que la santé, la justice et la culture.
Baïtas a ajouté que plusieurs secteurs publics ont mis en place des lignes téléphoniques supervisées par des agents parlant amazigh, afin de faciliter l’accès des citoyens à l’information et aux services, abordant également le domaine de l’éducation.
Dans ce contexte, il a souligné que l’enseignement de la langue amazighe a connu un développement remarquable, en particulier en ce qui concerne le nombre de postes attribués à ses enseignants. Ce nombre est passé d’environ 200 postes en 2020 à 400, puis 600, pour atteindre un total de 1000 postes d’ici 2026.
Concernant le projet de loi n° 66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat, qui a suscité un large débat, Baïtas a indiqué qu’il s’agit d’un projet de loi à ses débuts dans le processus législatif, et non d’un texte final. Il a précisé que son adoption au sein du Conseil des ministres a été faite en tenant compte d’une série d’observations formulées à son sujet.

