Diffamation, manipulation et menace : quand le numérique devient un terrain d’impunité

Diffamation, manipulation et menace : quand le numérique devient un terrain d’impunité

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latifa raafat

Amal filali

Depuis plusieurs mois, une femme résidant dans l’État du Maryland aux États-Unis s’illustre par des pratiques scandaleuses à l’encontre de citoyens marocains, parmi lesquels des personnalités publiques, des artistes et des journalistes.

Il s’agit de Asmaa zinoune qui prétend agir sous mandat d’un haut responsable marocain, affirmation totalement infondée, et multiplie les campagnes de diffamation, d’insultes et d’escroquerie morale. Ses actions dépassent le simple conflit personnel et s’apparentent à une stratégie méthodique de harcèlement.

Cette femme intervient sur plusieurs chaînes YouTube et sur son propre compte Instagram, diffusant des messages délibérément diffamatoires et construisant une image d’autorité qu’elle n’a en réalité pas. Elle a ciblé l’artiste marocaine Latifa Raâfat, prétendant vouloir gérer sa chaîne YouTube et lui demandant son passeport pour « valider l’opération ». Peu après, ce document privé a été publié sur plusieurs chaînes affiliées à cette femme, exposant de manière flagrante la vie privée de l’artiste et constituant une violation grave de ses droits.

Elle se présente également comme l’épouse d’un haut fonctionnaire américain et prétend être mandatée par un responsable marocain pour s’attaquer à des figures publiques. Cette stratégie de crédibilisation artificielle vise à intimider ses cibles et à renforcer son influence dans des sphères médiatiques diverses.

La journaliste Najiba Jalal a également été attaquée, diffamée et ciblée avec des accusations visant sa personne et sa famille. Ces agressions dépassent la critique publique et relèvent d’une volonté délibérée de nuire.

Au-delà de la diffamation, cette femme manipule son image de victime pour déposer des plaintes contre des YouTubeurs, instrumentalisant à son profit des dispositifs de protection conçus pour lutter contre de réelles violences. Elle a même tenu, à plusieurs reprises, des propos alarmants en direct, se plaçant dans une posture de détresse extrême pour impressionner son audience et faire pression sur ses cibles.

Face à cette situation, deux enjeux cruciaux se posent.

Le premier concerne la protection des victimes. Comment réagir face à une personne qui agit depuis l’étranger et diffuse des contenus diffamatoires sur des plateformes internationales ? Les citoyens marocains concernés doivent se tourner vers les voies juridiques nationales et internationales, conserver toutes les preuves et solliciter un accompagnement juridique pour faire valoir leurs droits. Les plateformes numériques doivent également être tenues responsables de la diffusion de contenus illégaux ou diffamatoires.

Le second enjeu est la protection de l’enfant de cette femme. Un environnement familial exposé à des conflits numériques constants, à la manipulation et à des comportements instables constitue un risque pour la sécurité psychologique du mineur. Les autorités du pays de résidence doivent évaluer la situation avec discernement afin de garantir que les droits et la sécurité de l’enfant soient préservés.

Cette affaire dépasse le simple cadre individuel. Elle révèle les dangers d’un espace numérique sans frontières, où la diffamation et l’usurpation peuvent se déployer en toute impunité. Elle souligne l’urgence de mesures de protection pour les victimes et les mineurs, ainsi que la responsabilité des plateformes et des institutions face à des comportements qui bafouent la dignité et la sécurité des personnes.

Le silence face à de telles dérives profite toujours aux auteurs. Il est temps que la loi, la société et les plateformes numériques prennent leurs responsabilités pour mettre fin à ces pratiques scandaleuses.

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