Driouch : l’interdiction de la pêche est une décision scientifique… et la pêche du ‘Homme gazelle’ est soumise à des normes strictes
Zakia Driouch, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, chargée de la pêche maritime, a affirmé que les décisions interdisant la pêche et fixant les périodes de repos biologique reposent sur des études scientifiques approfondies, dans le cadre d’une politique nationale visant à protéger les ressources maritimes et à assurer leur durabilité, en adéquation avec les objectifs de la stratégie nationale de développement durable.
Driouch a expliqué que la réalisation de ces objectifs nécessite une gestion rationnelle et une exploitation responsable des ressources maritimes, ce qu’illustre l’adoption de plans d’aménagement des pêches nationales. À ce jour, 30 plans ont été mis en œuvre, comportant des mesures de préservation des ressources, parmi lesquelles le repos biologique pour garantir la durabilité, augmenter la productivité et assurer la continuité des avantages économiques et sociaux pour les travailleurs du secteur.
La secrétaire d’État a insisté, en réponse à une question écrite du député Adil Sebai du groupe Haraki, sur le fait que la détermination des périodes d’interdiction de la pêche repose sur des études scientifiques de l’Institut national de recherche en pêche maritime, tout en respectant les recommandations régionales et internationales concernant les espèces migratrices, soulignant que l’avis scientifique est le principal critère dans la prise de ces décisions.
Concernant l’espèce « Homme gazelle », Driouch a précisé que la capture de cette espèce est soumise à un repos biologique depuis le 1er janvier 2025, et que la décision de sa collecte et de sa commercialisation a nécessité la réalisation d’une étude scientifique pour connaître l’état du stock. Les résultats ont révélé une situation préoccupante dans les zones habituellement exploitées, nécessitant une évaluation de la possibilité d’exploitation dans d’autres régions.
Sur la base de l’avis scientifique émis par l’institut le 2 décembre 2025, il a été autorisé de collecter et commercialiser l' »Homme gazelle » à Essaouira, Agadir et Sidi Ifni, au lieu des autres circonscriptions maritimes, selon les données scientifiques relatives à l’état des stocks.
Dans ce contexte, un arrêté numéro 2025/07EL a été publié le 3 décembre 2025, qui a établi des mesures pour l’aménagement, la collecte, la déclaration, le transport et la vente de cette espèce dans les eaux marocaines, parmi lesquelles une limite maximale du quota mensuel pour chaque titulaire de licence : 200 kilogrammes à Essaouira, 240 kilogrammes à Agadir et 50 kilogrammes à Sidi Ifni, tout en limitant le nombre de licences de pêche commerciale à 70 par circonscription maritime.







