À partir du 1er janvier 2026, l’Union européenne mettra en œuvre son mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, une mesure qui devrait avoir un impact limité sur le commerce international.
Pour l’instant, ce mécanisme concerne moins de 5 % des importations de l’Union sur des produits fondamentaux tels que l’acier, l’aluminium, le ciment et les engrais.
Selon les estimations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le dispositif vise actuellement 303 produits, représentant environ 3 % du total des importations de l’Union européenne. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que cette proportion pourrait atteindre 4,5 % en se basant sur les données commerciales de 2021.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) prédit que les produits à forte intensité d’émissions importés dans l’Union européenne deviendront moins compétitifs, ce qui pourrait permettre aux produits manufacturés au sein de l’Union de gagner des parts de marché. L’OMC anticipe également que cette tendance entraînera une réduction des chaînes de valeur mondiales en raison de la hausse des coûts d’importation.
Les inquiétudes se concentrent particulièrement sur les industries situées dans les étapes ultérieures des chaînes de production, qui dépendent de matières premières soumises à la taxe. Celles-ci pourraient faire face à une augmentation de leurs coûts et à une perte de compétitivité, notamment avec l’alignement de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement carbone sur la réforme du système d’échange de quotas d’émissions et la réduction progressive des mécanismes de compensation jusqu’en 2036.
