Le Banque mondiale prévoit une augmentation significative de la production des déchets au Maroc d’ici 2050.

Le Banque mondiale prévoit une augmentation significative de la production des déchets au Maroc d’ici 2050.

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البنك الدولي

Un rapport récent du Banque mondiale prévoit que la production annuelle de déchets au Maroc atteindra 17,6 millions de tonnes d’ici 2050, contre 7,4 millions de tonnes en 2022, plaçant le pays au rang intermédiaire parmi les nations de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

Le rapport indique que le Maroc est en passe de se positionner derrière des pays tels que l’Égypte, dont la production devrait atteindre 62 millions de tonnes, l’Irak avec 49,4 millions de tonnes, l’Iran à 36 millions de tonnes, l’Arabie Saoudite à 35,3 millions de tonnes, et l’Algérie à 21,6 millions de tonnes.

En comparaison, le Maroc devrait dépasser, en termes de déchets solides totaux, les Émirats Arabes Unis avec 8,3 millions de tonnes, la Jordanie avec 6,7 millions de tonnes, la Libye à 6,5 millions de tonnes, et la Syrie avec 6,4 millions de tonnes, tandis qu’il est prévu que la production annuelle de la Tunisie, du Qatar, de Bahreïn, du Liban et de Djibouti ne dépasse pas 6 millions de tonnes.

Le Banque mondiale attribue ces prévisions à la croissance démographique et à l’urbanisation croissante, avertissant que la production de déchets dans la région pourrait doubler d’ici 2050, passant de 155 millions de tonnes à 294 millions de tonnes par an, si des politiques efficaces ne sont pas mises en place pour limiter cette tendance.

Le rapport souligne que les pays misant sur le développement du secteur touristique doivent investir dans la gestion des déchets afin de préserver la propreté des zones touristiques, d’autant plus que la mer Méditerranée est l’une des mers les plus polluées au monde.

Il indique également que la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord produit des déchets au-dessus de la moyenne mondiale, avec un taux de 0,9 kilogramme par jour et par personne, précisant qu’elle a enregistré en 2016 une quantité équivalente à 69 % des déchets produits au sein de l’Union européenne, malgré les différences dans le produit intérieur brut entre les deux régions.

En ce qui concerne les défis de la gestion des déchets, le rapport intitulé « Gestion des déchets dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord » révèle que le taux de recyclage est limité à 10 %, ce qui entrave la possibilité de réaliser des gains économiques, malgré un potentiel important de recyclage, en particulier avec 57 % des déchets étant d’origine organique.

Le rapport révèle également que les pertes annuelles dues au gaspillage alimentaire dans la région représentent 11 % du total des déchets, équivalant à 60 milliards de dollars américains. La contribution individuelle varie entre 75 et 130 kilogrammes, tandis que la plupart des pays de la région dépendent des importations pour satisfaire leurs besoins alimentaires de base, avec une personne sur six souffrant d’insécurité alimentaire aiguë.

Dans ce contexte, le Banque mondiale met en avant les opportunités offertes par la participation du secteur privé à la gestion des déchets, en prenant en compte les expériences du Maroc, d’Iran et d’Égypte, où ce secteur contribue en partie à la collecte et au traitement des déchets, avec des perspectives plus larges pour renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé.

Le rapport conclut en affirmant la nécessité d’adopter des approches d’économie circulaire en matière de gestion des déchets, appelant les pays de la région à accroître leurs dépenses dans ce domaine, à améliorer la coordination entre les institutions nationales et locales, et à établir des mécanismes clairs de responsabilité pour garantir l’efficacité des services fournis.

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