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Younes Skouri, ministre de l’Intégration économique, de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et des Compétences, a affirmé l’engagement du gouvernement à exécuter intégralement tous les résultats des discussions du dialogue social avant le 1er mai 2026, année de fin du mandat gouvernemental. Lors d’une session au sein du Conseil des conseillers, tenue hier mardi, il a souligné que la mise en œuvre des accords signés avec les partenaires sociaux constitue une priorité pour la période à venir.
Skouri, répondant à une question du groupe de la Confédération démocratique du travail, a indiqué que le gouvernement doit parvenir à la pleine application des résultats de la réunion d’avril dernier avant la fête du travail. Il a affirmé que le processus de réformes du Code du travail est en cours avec sérieux et selon une approche participative visant à défendre les droits de la classe ouvrière. Le ministre a également adressé un message aux centrales syndicales représentées dans la chambre haute, déclarant que le gouvernement se met à leur disposition pour assurer le succès de cette étape.
Le responsable gouvernemental a rappelé les engagements pris par le gouvernement depuis 2022 dans le cadre du dialogue social, notant que le chemin parcouru n’a pas été facile, compte tenu de la complexité des dossiers abordés, tout en soulignant que les réalisations financières associées à la satisfaction des revendications syndicales et des demandes des partenaires sociaux ont dépassé 46 milliards de dirhams.
Skouri a exposé les résultats des augmentations salariales, précisant que l’augmentation des salaires dans le secteur public a été mise en œuvre en deux tranches sur deux ans, tout en respectant les délais prévus. Il a également évoqué les décrets sur l’augmentation du salaire minimum dans le secteur industriel, commercial et des professions libérales de 20 %, ainsi que dans le secteur agricole de 25 %, dans le cadre de l’orientation vers l’harmonisation du salaire minimum à travers les différents secteurs privés.
Concernant les questions sectorielles, le ministre a indiqué le succès du gouvernement dans le traitement des tensions accumulées depuis des années, voire des décennies, dans des secteurs vitaux, précisant que les réformes ont porté sur l’éducation nationale, la santé et l’enseignement supérieur durant les années 2023, 2024 et 2025.
Abordant le sujet de l’emploi, Skouri a révélé lors de la même session une avancée significative dans les programmes actifs d’emploi pour l’année 2025, notamment entre les mois d’août et d’octobre. Il a souligné que le programme d’intégration a permis d’incorporer 126 428 bénéficiaires dans les entreprises jusqu’à septembre 2025, avec un ajout de 40 000 postes de travail supplémentaires en cours de création.
Le ministre a mis en avant que 20 % des bénéficiaires des programmes d’emploi sont issus de la catégorie des sans diplôme, dans une nouvelle orientation visant à cibler les groupes qui étaient en dehors du marché du travail. Il a également indiqué que le programme de stimulation destiné aux nouvelles entreprises a enregistré la création de 17 700 emplois au cours des dix premiers mois de 2025, avec des contrats de travail permanents et temporaires, au lieu des formes d’intégration traditionnelles, et 48 % des emplois vont à des jeunes de moins de 35 ans.
En ce qui concerne le développement des compétences, Skouri a annoncé le lancement d’une nouvelle version du programme de qualification au cours du trimestre en cours, avec une capacité d’accueil de 30 000 jeunes, à travers des formations spécialisées pour faciliter l’accès au marché du travail. Il a souligné l’importance stratégique du programme de stages, qui vise à former 100 000 stagiaires au sein des entreprises, une première évaluation détaillée étant prévue prochainement.
En conclusion, le ministre de l’Intégration économique et de l’Emploi a déclaré que la nouvelle formule des programmes d’emploi n’a pas seulement permis d’atteindre des chiffres, mais a également corrigé des déséquilibres antérieurs, en intégrant les non-diplômés et en généralisant la formation professionnelle au sein des entreprises.

