Le Bureau des changes a, dès le début de cette année, mis en œuvre les dispositions de la nouvelle version du bulletin général sur les opérations de change 2026, dans le but de simplifier les opérations internationales et de renforcer la compétitivité des acteurs économiques, avec une attention particulière sur le soutien à l’innovation et la stimulation de l’investissement, notamment en faveur des start-ups dans le secteur des nouvelles technologies, tout en adaptant les allocations de change aux besoins des voyages à l’étranger.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une vision stratégique visant à soutenir l’ouverture de l’économie nationale sur son environnement international et à faciliter les opérations de change en réponse aux exigences de croissance et d’investissement.
Dans ce contexte, le nouveau bulletin permet aux start-ups œuvrant dans le domaine des nouvelles technologies, classées par l’Agence de développement numérique, d’investir à l’étranger jusqu’à 10 millions de dirhams par an, tout en étant exemptées de l’obligation d’avoir trois ans d’activité ou de fournir des états financiers audités. Le plafond des allocations pour le commerce électronique pour cette catégorie a également été porté à deux millions de dirhams, contre un million précédemment.
Par ailleurs, le bulletin accorde la possibilité aux investisseurs résidents de soumettre des engagements de garantie d’actifs et de passifs au profit de non-résidents lors de la cession d’actions. Il permet aussi aux étrangers résidents de transférer les revenus de leurs investissements dépassant une durée de dix ans jusqu’à deux millions de dirhams par an, même en l’absence de justifications de financement en devises, tout en leur offrant les mêmes allocations de voyage personnel et de traitements que les Marocains.
En ce qui concerne le système d’importation et d’exportation, le bulletin a permis aux exportateurs ayant des contrats internationaux de financer leurs comptes en devises ou en dirhams convertibles jusqu’à 15 % de la valeur totale du contrat. Les procédures de régularisation des importations de services ont été simplifiées, et il est désormais permis de payer les frais pour les sociétés de factoring et de recouvrement, avec la suppression des listes exclusives des opérations déléguées aux banques.
Pour les voyages professionnels, le bulletin a relevé le plafond des allocations de voyage professionnel pour les entités ne disposant pas de comptes en devises à un million de dirhams, et à un million et demi de dirhams pour les acteurs classés. Le plafond des voyages personnels a été fixé à 500 000 dirhams par an, incluant une allocation de base de 100 000 dirhams, ainsi qu’une allocation complémentaire pouvant atteindre 400 000 dirhams, calculée sur la base de 30 % de l’impôt sur le revenu payé.
Le bulletin a également établi un montant minimum annuel pour le commerce électronique de 50 000 dirhams pour les entreprises nouvellement créées ou exonérées d’impôts, tout en augmentant le plafond des allocations pour le commerce électronique pour les particuliers et les Marocains résidant à l’étranger à 20 000 dirhams, contre 15 000 dirhams auparavant.
Concernant les Marocains résidant à l’étranger, le bulletin a introduit plus de flexibilité en matière de prêts immobiliers en dirhams, leur permettant d’acquérir un nombre illimité de biens sans restrictions, avec une couverture de prêt bancaire portée à 80 % de la valeur du bien, par rapport à 70 % précédemment.
Dans le cadre du renforcement des outils de couverture, le Bureau des changes a élargi la possibilité de recourir à des mécanismes de compensation pour englober divers risques de change, taux d’intérêt, fluctuations des prix des matières premières et de tous types d’actifs. Le plafond des frais de séjour pour études à l’étranger a également été augmenté à 15 000 dirhams par mois, au lieu de 12 000 dirhams.

