Les transactions du secteur des assurances au Maroc ont dépassé 35 milliards de dirhams durant le premier semestre 2025, enregistrant une croissance de 7,6 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon une publication sur les assurances émise par la Fédération marocaine des assurances en décembre dernier.
Le secteur de l’assurance-vie a connu une augmentation de 8,5 %, atteignant un volume de primes de 14,9 milliards de dirhams. Pour sa part, le secteur des assurances non-vie a enregistré une croissance de 6,9 %, s’établissant à 20,17 milliards de dirhams, reflétant une dynamique forte et équilibrée au niveau des principales branches du marché des assurances.
L’assurance-vie représente la plus grande part du chiffre d’affaires total, avec 42,6 %, suivie des assurances automobiles à 26,3 %, et des accidents corporels à 8,9 %, tandis que les incendies et accidents du travail ont respectivement enregistré des parts de 5,3 et 5,2 %.
Les données montrent une progression continue de l’assurance-vie, qui est passée de 13,132 milliards de dirhams au premier semestre 2023 à 13,81 milliards de dirhams en 2024, avant d’atteindre 14,9 milliards de dirhams en 2025. Les primes d’assurance non vie, quant à elles, ont augmenté de 17,9 milliards de dirhams en 2023 à 18,8 milliards de dirhams en 2024, pour atteindre 20,17 milliards de dirhams au premier semestre 2025.
La publication souligne que l’année 2025 représente une étape cruciale dans la mise en œuvre de projets structurants pour moderniser le secteur des assurances, notamment le lancement du registre national des véhicules assurés (RNVA), qui garantit la fiabilité des informations concernant les véhicules couverts.
D’un autre côté, le projet d’assurance maladie obligatoire est en cours d’exécution, avec un dialogue continu entre les parties concernées pour assurer une coordination efficace entre le régime de base et la couverture complémentaire. Il est également prévu de modifier l’article 114 pour permettre le transfert d’assurés du secteur privé vers la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au cours du premier semestre de l’année prochaine.
Enfin, une étude se poursuit concernant l’éventuelle imposition d’une assurance obligatoire pour les habitations, face à l’évolution des risques climatiques et à la nécessité de renforcer la capacité des familles à faire face à ces défis.

