Midaoui : Les universités ne sont pas les seules responsables du chômage des diplômés, et le développement de la recherche scientifique progresse à grands pas.

Midaoui : Les universités ne sont pas les seules responsables du chômage des diplômés, et le développement de la recherche scientifique progresse à grands pas.

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عز الدين ميداوي

Midaoui : Les universités ne sont pas les seules responsables du chômage des diplômés et le développement de la recherche scientifique progresse à grands pas

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azeddine Midaoui, a affirmé que le gouvernement actuel a soutenu la recherche scientifique avec un financement d’un milliard de dirhams grâce à un partenariat avec l’Office chérifien des phosphates. Cela représente un doublement du financement alloué à ce secteur au cours des trente dernières années.

Midaoui a ajouté, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, que l’augmentation des taux de chômage parmi les diplômés ne peut être uniquement imputée aux universités, soulignant que la création d’emplois dépend en grande partie de l’atteinte de taux de croissance économique capables d’absorber les nouveaux diplômés. Il a expliqué que des programmes visant à renforcer les compétences linguistiques des étudiants, la formation en alternance, ainsi que les systèmes d’orientation et d’information, et les espaces universitaires pour l’emploi, visent tous à accompagner les évolutions du marché du travail et à relier la formation universitaire aux besoins réels.

Concernant la recherche scientifique, le ministre a confirmé que son développement repose sur trois axes fondamentaux : la législation, les ressources humaines et le financement. Il a mentionné que la récente loi sur l’enseignement supérieur a réservé un chapitre entier à ce secteur. Il a également souligné l’importance de diversifier les chercheurs et de créer des institutions de recherche pures, considérant que le financement ne constitue plus un obstacle si des mécanismes organisationnels garantissant l’efficacité sont en place.

En réponse aux remarques des parlementaires sur la limitation du budget alloué à la recherche scientifique, Midaoui a estimé que le partenariat avec l’Office chérifien des phosphates offre une opportunité de renforcer l’investissement dans l’humain et les ressources humaines, affirmant que cette étape représente une avancée significative pour le secteur.

En ce qui concerne l’enseignement des langues étrangères, le ministre a expliqué que la plateforme nationale d’apprentissage des langues, entièrement conçue par des ingénieurs et techniciens marocains, permet d’étudier cinq langues : l’arabe, l’amazigh, le français, l’espagnol et l’anglais. Il a ajouté que la plateforme offre aux étudiants la possibilité d’apprendre des langues en dehors de la langue d’enseignement principale, avec une attention particulière accordée à l’anglais en tant que langue de recherche scientifique, tandis que le français conserve une place importante dans les deux premières années, et que les langues étrangères sont introduites dans les niveaux supérieurs de l’université.

Midaoui a souligné que la plateforme nationale des langues est dans sa phase finale de mise en œuvre, affirmant qu’elle constitue la première expérience de ce type dans un pays arabe et africain pour permettre l’apprentissage des langues étrangères dans un cadre éducatif unifié et efficace.

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