Le sixième rapport annuel de l’Observatoire marocain des très petites, petites et moyennes entreprises reflète la résilience du tissu productif national, malgré des disparités structurelles, spatiales et sectorielles persistantes.
Lors d’une conférence de presse à Casablanca, la directrice exécutive de l’Observatoire, Amal Idrissi, a souligné que le nombre d’entreprises morales a dépassé 380 000 en 2024, affichant une légère croissance de 1,3 % par rapport à l’année précédente, principalement soutenue par une dynamique de création de petites entreprises.
Elle a également noté que le tissu productif continue de se développer avec une structure et une géographie presque stables, tout en observant que plus de la moitié des entreprises sont concentrées le long de l’axe Tanger–El Jadida, tandis que la répartition géographique reste relativement faible dans d’autres régions.
En revanche, Idrissi a révélé que le nombre de cessations d’activité a augmenté de 6 %, en particulier parmi les entreprises de moins de cinq ans, ce qui met en lumière les défis auxquels sont confrontées les entreprises en phase post-création.
Sur le plan économique, elle a confirmé que la croissance du chiffre d’affaires, des exportations et de la valeur ajoutée reste d’actualité, mais demeure principalement tirée par quelques secteurs, notamment l’industrie manufacturière, qui continue de jouer un rôle clé dans les exportations, surtout dans les secteurs de l’automobile et de la chimie.
En termes d’emploi, elle a précisé que les très petites, petites et moyennes entreprises demeurent le principal employeur en termes d’effectifs, bien que la participation des femmes reste limitée, tant dans l’accès à l’emploi que dans la gestion des entreprises.
Concernant le financement, elle a signalé une amélioration de l’accès aux prêts bancaires, avec les très petites entreprises recevant 20 % du total des prêts, les petites et moyennes entreprises en obtenant 21 %, contre 60 % destinés aux grandes entreprises.
Le rapport de cette sixième édition se concentre sur l’analyse du tissu productif national dans un contexte marqué par une amélioration de la croissance des activités non agricoles et l’émergence d’indicateurs de reprise sur le marché du travail, tout en suivant l’évolution des indicateurs économiques, financiers et d’emploi concernant les très petites, petites et moyennes entreprises durant l’année 2024.
Il présente également un bilan intermédiaire de la mise en œuvre du plan stratégique 2024-2026, notant des progrès dans l’amélioration de la fiabilité et de la valorisation des données des entreprises, grâce à l’adoption de nouveaux outils d’analyse, ainsi qu’un renforcement de la coopération avec des institutions nationales et internationales sur des études concernant l’accès au financement pour les entreprises dirigées par des femmes, les contraintes du travail et les défis de la productivité.







