Terrorisme islamiste international : le Maroc en première ligne

Terrorisme islamiste international : le Maroc en première ligne

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AMAL FILALI/

Dans un article du dernier numéro de VSD, intitulé « Terrorisme islamiste international : Le Maroc en première ligne » (29 janvier 2026), le magazine illustre avec finesse et précision le rôle stratégique et multidimensionnel de la DGST (Direction générale de la surveillance du territoire) dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Le reportage offre une plongée au cœur d’une institution où rigueur, anticipation et technicité se conjuguent pour protéger le Royaume et contribuer à la sécurité régionale.

Au centre de Rabat, dans des bureaux ultra-sécurisés, le commissaire divisionnaire Abdelilah Elanizi, à la tête de la Brigade de lutte contre le terrorisme (BCIJ), résume l’essence de la stratégie marocaine : « La meilleure arme, la meilleure stratégie, c’est la coopération internationale. » Cette déclaration n’est pas qu’une formule : elle traduit une philosophie de travail où chaque enquête, chaque opération et chaque décision est pensée pour neutraliser les menaces avant qu’elles ne se concrétisent.

La DGST s’impose ainsi comme le cœur opérationnel et stratégique du renseignement marocain. Les forces spéciales déployées autour de ses locaux, armées et cagoulées, symbolisent la dimension préventive et tactique de l’institution. Chaque détail, de l’organisation des équipes à la sécurisation des sites sensibles, reflète la sophistication du dispositif.

L’article rappelle l’importance de cette structuration après l’attentat suicide du 16 mai 2023 à Casablanca, qui avait fait 33 morts et une centaine de blessés. Face à cette tragédie, la DGST a mis en place une stratégie globale et intégrée, alliant refonte juridique, déradicalisation, coopération internationale et développement économique. Le directeur général de la DGST, Abdelatif Hammouchi, décoré de la Légion d’honneur française, précise que l’objectif est de neutraliser les bases arrière des réseaux terroristes, assécher leurs financements et coordonner les efforts sur le plan national et international.

Les succès opérationnels sont probants. Le 19 février 2025, la DGST a conduit à l’arrestation de 12 membres de la cellule des Lions du Califat, affiliée à Daech et planifiant un attentat de grande ampleur. L’enquête a permis de reconstituer l’organisation interne de la cellule, de décrypter ses circuits financiers et de localiser ses caches d’armes, démontrant la capacité de l’institution à anticiper et neutraliser les menaces avant qu’elles ne se matérialisent.

Au cours de la dernière décennie, le Maroc a démantelé 102 cellules terroristes, impliquant 1 727 individus, dont 15 femmes et 48 mineurs, originaires de Syrie, Irak, Libye, Somalie et Maghreb. Ces chiffres traduisent l’efficacité opérationnelle de la DGST, sa précision et sa capacité à agir sur des réseaux complexes et transnationaux.

L’excellence scientifique de la DGST est également mise en lumière. Le laboratoire dirigé par Hakima Yahia, intégré au working group d’Interpol, traite chaque année plus de 22 000 affaires, de l’analyse d’engins explosifs à celle de preuves numériques. Cette expertise de pointe positionne le Maroc comme un acteur central dans la sécurité internationale et la lutte contre le terrorisme.

Enfin, la DGST ne se limite pas à la répression. Elle joue un rôle essentiel dans la prévention et la déradicalisation, intégrant des dimensions éducatives et culturelles pour contrer l’endoctrinement et favoriser la réinsertion. La combinaison de renseignement stratégique, expertise scientifique et action opérationnelle fait de la DGST un pilier incontournable de la sécurité nationale et un acteur visionnaire de la stabilité régionale.

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