Suivi
L’ancienne mission de l’Union européenne au Maroc a révélé des données actualisées confirmant la solidité du partenariat économique entre Rabat et Bruxelles, indiquant que la valeur du commerce de biens entre les deux parties a dépassé 60 milliards d’euros en 2024, enregistrant une augmentation de 77 % par rapport à 2014, et de 53 % comparé aux niveaux d’avant la pandémie de Covid-19.
La mission a souligné que l’Union européenne demeure le premier partenaire commercial du Maroc, représentant près de 50 % de ses importations, tandis qu’elle reçoit plus des deux tiers des exportations marocaines, notamment dans les secteurs de l’automobile, des appareils électriques, de l’agriculture, de la pêche, de l’aéronautique et du textile.
En ce qui concerne le secteur des services, la valeur des échanges s’est chiffrée à 16 milliards d’euros en 2024, avec un excédent de 3,4 milliards d’euros en faveur du Maroc.
Au niveau des investissements, l’Union européenne continue de figurer en tête de la liste des investisseurs étrangers au Maroc, avec un stock d’investissements européens directs dépassant 22,2 milliards d’euros à la fin de 2024, et marquant une tendance à la hausse dans les flux annuels et le stock cumulatif.
Ces relations reposent sur l’accord euro-méditerranéen signé entre le Maroc et l’Union européenne, entré en vigueur en 2000, qui a établi une zone de libre-échange pour les produits industriels, et a été renforcé en 2010 par un accord sur la libéralisation du commerce des produits agricoles et agroalimentaires, ainsi que des produits de la pêche, effective depuis 2012, accompagnée d’un mécanisme de règlement des différends commerciaux.
Lors de la quinzième réunion du Conseil d’association en 2024, les deux parties ont réaffirmé la solidité des relations bilatérales, tout en mettant en évidence les progrès réalisés dans les domaines de la convergence économique et sociale, du développement durable et de la transition verte.
L’année 2025 a également vu le lancement du « Pacte pour la Méditerranée », dans le cadre d’une orientation stratégique visant à moderniser le partenariat et à en renforcer la durabilité, par le biais de l’encouragement des investissements, du soutien aux énergies propres, du développement de l’économie bleue et de l’agriculture durable, ainsi que de l’amélioration de la connectivité numérique et des transports verts, et de la création d’emplois.



