Le 6 mars 2026, le gouvernement kabyle en exil a annoncé la formation de son premier gouvernement complet suite à la proclamation d’indépendance de la région kabyle, annoncée à Paris le 14 décembre 2025. Cette initiative est considérée par les leaders du mouvement comme une étape organisationnelle et politique pour gérer la phase transitoire et structurer le cadre institutionnel du projet séparatiste.
La décision a été officialisée par un décret signé par le président du gouvernement kabyle en exil, Ferhat Ait Saïd (Ferhat Mehenni), visant à établir un organe exécutif chargé de diriger l’action politique et administrative durant la période post-indépendance, tout en garantissant la continuité des structures du mouvement et la coordination de ses activités politiques et diplomatiques.
Selon le décret, le nouveau gouvernement aura pour missions d’activer la déclaration d’indépendance sur le plan institutionnel, de préparer les bases légales, administratives et économiques jugées nécessaires par la direction du mouvement pour exercer ce qu’elle qualifie de « souveraineté », ainsi que de gérer les relations extérieures et d’organiser la représentation internationale du gouvernement kabyle en exil.
La composition du gouvernement inclut plusieurs ministères, dont ceux de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, de la Santé, de la Culture, de l’Éducation, du Développement rural et du Tourisme durable, des Infrastructures, et de la Souveraineté et des Libertés. Une ministry est également dédiée aux relations avec la diaspora kabyle à l’étranger, ainsi qu’un ministère chargé de la planification et des données stratégiques. Des responsables dans le cabinet du président du gouvernement seront également nommés pour suivre les performances du gouvernement et élaborer une stratégie générale.
Sur le plan politique, cette annonce illustre la volonté de la direction du mouvement pour l’autodétermination kabyle de passer d’un discours d’exigence d’indépendance à la construction d’institutions parallèles se présentant comme une structure étatique en exil, ce qui est perçu au sein du mouvement comme un moyen de renforcer sa présence politique et de structurer son action à l’étranger.
Les leaders du gouvernement kabyle en exil soulignent que la création de cet organe exécutif s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle dynamique politique après la proclamation de l’indépendance, visant à établir un cadre institutionnel pour gérer la période de transition jusqu’à l’établissement d’institutions définitives pour ce qu’ils appellent « l’État kabyle ».







