Baraka : le barrage de Tafr, une solution radicale aux inondations du Loukos
Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a affirmé que la construction du barrage « Tafr » permettra d’éliminer définitivement le risque d’inondations dans le bassin du Loukos. Cette déclaration a été faite lors d’une visite de terrain au barrage duouadi al-Makhazine, aux alentours de Larache, suite aux précipitations exceptionnelles qu’a récemment connues la région.
Le ministre a précisé que le barrage Tafr sera la plus grande infrastructure hydraulique de ce bassin, avec une capacité de stockage atteignant 900 millions de mètres cubes. Cela permettra de contrôler les inondations qui menacent périodiquement la région, notamment lors des périodes de fortes pluies.
Baraka a souligné que ce projet représente une solution stratégique attendue depuis longtemps, appelant à mobiliser tous les intervenants pour accélérer sa réalisation dans les meilleurs délais, en raison de son importance pour la protection des vies et des biens.
Cependant, le ministre a reconnu l’existence de défis sur le terrain qui entravent l’avancement du projet, en particulier la problématique de l’expropriation des terres qui seront occupées par le barrage, surtout au niveau des collectivités territoriales de la province de Chefchaouen. Cela nécessite la régularisation de situations foncières complexes.
Dans ce contexte, il a insisté sur le rôle primordial du ministère de l’Intérieur et des autorités locales pour faciliter ce processus, tout en soulignant la nécessité de l’engagement de tous les acteurs, y compris les fonctionnaires, pour surmonter ces obstacles.
Le projet s’étendra sur de vastes zones comprenant les provinces de Chefchaouen et Larache, et devrait avoir un impact positif important sur la ville de Larache, qui souffre chaque année des risques d’inondations.
Cependant, ce projet soulève également des enjeux sociaux, car ses eaux pourraient submerger des zones importantes comprenant des habitations et des infrastructures vitales, telles que des écoles, des mosquées, des cimetières et des installations économiques. Cela exige une approche participative pour convaincre la population locale, notamment dans les communes d’Ain Beyda et d’Abriqch, et garantir des compensations justes et équitables.
Cette initiative s’inscrit dans la recherche du Maroc de solutions durables pour la gestion de ses ressources en eau et pour faire face aux fluctuations climatiques, face à l’aggravation des phénomènes extrêmes, notamment les inondations.






