Bouriota : La visite du ministre des Affaires étrangères du Costa Rica, une étape exceptionnelle pour renforcer le partenariat bilatéral
Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a affirmé que la visite de son homologue costaricain, Arnoldo André Tinoco, au Maroc constitue une « étape exceptionnelle » dans le parcours des relations bilatérales, reflétant une volonté commune de les promouvoir vers de nouveaux horizons, dans un contexte international et régional marqué par une intensification des tensions.
Bourita a expliqué, dans des déclarations faites après ses discussions avec le responsable costaricain, que cette visite s’inscrit dans la dynamique que mène Mohammed VI pour diversifier les partenariats du Royaume et renforcer son ouverture sur les pays d’Amérique latine et d’Amérique centrale. Il a souligné que les relations entre Rabat et San José reposent sur des bases de respect mutuel et un engagement en faveur du droit international, tout en s’attachant aux valeurs de paix et de développement commun.
Le responsable marocain a ajouté que les pourparlers ont abouti à l’élaboration d’une feuille de route pour développer la coopération, notamment par la relance d’un mécanisme de consultations politiques entre les deux pays. Il a considéré le Costa Rica comme un « acteur fiable » sur la scène internationale, saluant le déroulement de ses récentes élections, témoignant de la robustesse de ses institutions démocratiques.
Concernant l’aspect économique, le ministre a reconnu l’existence d’un écart entre le niveau des relations politiques et la coopération économique, affirmant que cette dernière « reste en deçà des aspirations ». Cela a conduit les deux parties à renforcer les visites des ministres sectoriels et à inciter les hommes d’affaires à explorer les opportunités d’investissement.
Bourita a également mis en avant que le Maroc pourrait constituer une porte d’entrée pour le Costa Rica vers l’Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest et centrale, tandis que le Costa Rica représenterait une entrée pour le Maroc vers l’Amérique centrale, ce qui renforcerait l’intégration économique entre les deux parties.
En ce qui concerne les questions d’intérêt commun, Bourita a souligné l’importance de renforcer la coopération dans les domaines de la migration et de la lutte contre la criminalité organisée transfrontalière, y compris la traite des êtres humains et le trafic de drogue, à travers l’échange d’expériences et l’intensification de la coordination internationale.
Sur le plan des questions régionales, le ministre a passé en revue les dernières évolutions du dossier du Sahara marocain, mettant en lumière la dynamique qu’il connaît sous la conduite du roi Mohammed VI, qui a été couronnée par des décisions récentes du Conseil de sécurité. Il a également salué, dans ce contexte, l’évolution positive de la position du Costa Rica sur ce différend, comme mentionné dans la déclaration conjointe entre les deux pays.
Il a également souligné la convergence des positions de Rabat et de San José sur un certain nombre de questions internationales, tout en louant le rôle que joue le Costa Rica au sein des organisations internationales, notamment dans les domaines des droits de l’homme et de la protection de l’environnement, des domaines susceptibles d’enrichir la coordination bilatérale.
Dans un contexte multilatéral, Bourita a réitéré le soutien du Maroc à l’initiative costaricaine, mentionnant sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, et affirmant que la candidate costaricaine dispose des compétences et de l’expérience nécessaires pour occuper ce poste.
Le ministre a conclu que cette visite représente une étape importante pour redynamiser les relations bilatérales et ouvrir des perspectives prometteuses pour développer le partenariat entre les deux pays sur les plans politique, économique, culturel et humain.




