Le déficit de liquidités bancaires au Maroc dépasse 133 milliards de dirhams à fin février 2026, selon le centre de recherche “Commercial Global Research”. Ce niveau est proche de celui enregistré à la même période l’année dernière, reflétant les pressions continues sur la situation de liquidité au sein du système bancaire, dans un contexte caractérisé par des défis de financement et structurels persistants.
La note hebdomadaire publiée par le centre pour la période allant du 13 au 19 mars indique que le taux d’intérêt moyen sur le marché interbancaire est resté en phase avec le taux d’intérêt directeur. Par ailleurs, l’indice “Monia” a enregistré une baisse de 11 points de base pour se stabiliser à 2,11 %, ce qui reflète une légère diminution du coût du financement à court terme, malgré la poursuite de l’état de déficit.
De son côté, Bank Al-Maghrib a continué ses interventions pour contrôler les équilibres monétaires, ayant augmenté le volume de ses avances de 7 jours de 2,5 milliards de dirhams pour atteindre 63 milliards de dirhams. Cette démarche vise à fournir au marché la liquidité nécessaire et à assurer la stabilité des taux d’intérêt. Les opérations de rachat à long terme ont connu une légère baisse de 901 millions de dirhams, tandis que les prêts garantis ont connu une augmentation similaire, illustrant une redistribution des outils d’intervention sans changement dans le volume global.
Le total des interventions de la banque centrale à long terme est resté stable à 97 milliards de dirhams pendant cinq semaines consécutives, ce qui reflète une approche prudente et graduelle en matière de gestion de la liquidité, dans un équilibre délicat entre le soutien à l’activité économique et la préservation de la stabilité des indicateurs monétaires, en attendant les évolutions de la conjoncture économique et financière au cours des mois à venir.




