Le Japon a annoncé, ce jeudi, le début de la libération d’une nouvelle partie de ses réserves stratégiques de pétrole, une mesure visant à limiter les impacts de la hausse des prix mondiaux, en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient.
Cette décision survient alors que le détroit d’Ormuz est fermé par l’Iran, suite aux attaques menées par les États-Unis et Israël sur son territoire le 28 février. Ce passage maritime est crucial, car il représente près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.
Le Japon, qui est le cinquième plus grand importateur de pétrole au monde, dépend fortement des importations d’énergie en provenance du Moyen-Orient, à hauteur de plus de 90 %, ce qui en fait l’un des pays les plus vulnérables aux perturbations dans cette région.
Des responsables du ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie ont confirmé que l’opération de libération du stock avait déjà commencé, le pétrole étant transféré vers des raffineries pour assurer les approvisionnements internes. Le gouvernement a précisé que cette initiative inclut un stock gouvernemental suffisant pour un mois, ainsi que des réserves du secteur privé couvrant environ 15 jours.
Dans le même temps, le ministère japonais des Transports a révélé que des dizaines de navires liés au Japon sont toujours coincés dans les eaux du Golfe, alors que les appels à rouvrir le détroit et garantir la liberté de navigation se multiplient.
De son côté, l’Agence internationale de l’énergie, par la voix de son directeur exécutif Fatih Birol, a déclaré être prête à intervenir et à injecter des quantités supplémentaires de pétrole sur les marchés si nécessaire, afin de contenir toute crise énergétique potentielle.
Ces développements illustrent le niveau de tension géopolitique et son impact direct sur les marchés de l’énergie mondiaux, à un moment où les grandes nations importatrices cherchent à sécuriser leurs besoins et à éviter des chocs d’approvisionnement.




