Le Maroc fait face à un niveau record de service de sa dette en 2026, atteignant 108,2 milliards de dirhams.

Le Maroc fait face à un niveau record de service de sa dette en 2026, atteignant 108,2 milliards de dirhams.

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Le Maroc prévoit de rembourser le niveau le plus élevé de son service de dette en 2026, avec un coût total de 108,2 milliards de dirhams, dominé par la dette intérieure, qui représente environ 77 % du total.

Le service de la dette comprend l’ensemble des montants annuels que l’État s’engage à verser pour rembourser ses dettes, y compris les intérêts et les principal. Selon le centre de recherche PCM Capital Global Research, le service de la dette augmentera légèrement par rapport à 2025, où il s’élevait à 107,3 milliards de dirhams. Il est à noter une restructuration dans les différents volets des charges. Il est prévu que les intérêts et les commissions diminuent à 44,1 milliards de dirhams, tandis que les remboursements du principal augmenteront à 64,2 milliards de dirhams en raison d’échéances plus importantes sur les dettes de moyen et long terme.

La dette intérieure prédomine dans le coût du service, avec les émissions de bons et d’obligations du Trésor et les prêts internes représentant 33,8 milliards de dirhams, soit environ 77 % du total des charges d’intérêts, ce qui reflète la forte dépendance vis-à-vis du marché local.

En revanche, les intérêts de la dette extérieure sur les marchés financiers internationaux devraient augmenter légèrement à 4,14 milliards de dirhams, tandis que les intérêts dus aux institutions arabes et islamiques diminueront à 4,7 milliards de dirhams, et ceux destinés aux institutions multilatérales augmenteront à 563 millions de dirhams.

Concernant le remboursement du principal, le total des remboursements devrait s’élever à 64,2 milliards de dirhams contre 62,1 milliards de dirhams en 2025, soit une augmentation de 2,02 milliards de dirhams, avec une diminution de la part relative de la composante intérieure de 86,4 % à 75,2 %. Cela indique une échéance imminente pour une part croissante de la dette extérieure.

Cette accélération des remboursements dans les marchés internationaux est due à la maturité d’anciennes émissions, sans lien avec les émissions de 2025 pour un montant de 2 milliards d’euros, ce qui reflète des défis croissants pour la gestion du Trésor, des pressions sur le refinancement, et la nécessité de répartir les émissions de dette de manière équilibrée en raison de la hausse des taux d’intérêt.

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