L’Égypte annonce, mardi, une augmentation des prix des combustibles pouvant atteindre 30 %, justifiant cette décision par les « circonstances exceptionnelles » que connaissent les marchés de l’énergie mondiaux, exacerbées par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et les perturbations dans les approvisionnements en pétrole et les voies de transport maritime.
Le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales a précisé que ces nouvelles hausses concernent plusieurs produits pétroliers ainsi que le gaz naturel utilisé dans les voitures. Ceci est attribué à des interruptions dans les chaînes d’approvisionnement, une montée des niveaux de risques, ainsi qu’à une augmentation des coûts de transport maritime et d’assurance.
Dans le même ordre d’idées, les prix du pétrole mondial avaient dépassé 119 dollars le baril lundi, avant de redescendre autour de 84 dollars, suite aux déclarations du président américain Donald Trump sur une éventuelle fin proche de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
Concernant les prix en Égypte, le prix du diesel, largement utilisé dans le pays, a été relevé de trois livres, soit une augmentation de 17,1 %, portant son coût à 20,50 livres par litre, contre 17,50 livres auparavant.
Le prix de l’“Essence 80” augmente également d’environ 16,9 %, atteignant 20,75 livres par litre, tandis que le “Super 92” voit sa valeur grimper de 15,6 % à 22,25 livres le litre. Pour sa part, le “Super 95” connaît une hausse de 14,3 %, le portant à 24 livres par litre.
Le gaz naturel utilisé dans les véhicules enregistre la plus forte augmentation, avec une hausse de 30 %, atteignant 13 livres le mètre cube.
Il convient de rappeler que l’Égypte a déjà augmenté les prix des carburants à quatre reprises au cours des deux dernières années dans le cadre d’un programme de financement de 8 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international, bien que la hausse annoncée en octobre dernier de 13 % devait, en principe, être la dernière dans ce cadre.







