Les bureaux de vote ouvrent leurs portes au Danemark
Le Danemark organise, ce mardi, des élections parlementaires dans un contexte politique tendu, où la Première ministre Mette Frederiksen cherche à obtenir un troisième mandat, profitant de l’élan suscité par sa confrontation avec Washington concernant l’avenir du Groenland.
Le ministre de la Défense, Troels Lund Poulsen, du parti centre-droit Venstre, se positionne comme un concurrent majeur dans cette élection, alors que la campagne électorale est marquée par des tensions croissantes depuis plusieurs mois, suite à la réaffirmation par le président américain Donald Trump de son intérêt pour la souveraineté sur le Groenland.
La position ferme de Frederiksen, qui a rejeté cette proposition, a renforcé sa stature politique à l’intérieur du pays, offrant à son gouvernement une certaine stabilité après une période de baisse de popularité, et l’a incitée à convoquer des élections anticipées pour tirer profit de cette situation.
Selon les sondages, le parti social-démocrate devrait conserver sa position de leader sur la scène politique, malgré une possible chute vers ses plus bas résultats en plus d’un siècle, en raison du mécontentement croissant des électeurs face à la réduction des programmes de soutien social et à l’augmentation du coût de la vie.
Frederiksen tente de se présenter comme une dirigeante capable de gérer les crises, à la tête d’une coalition centriste réunissant trois partis, dont celui de Poulsen. Toutefois, les indicateurs prédisent une désintégration de cette alliance après les élections.
Aucune des formations politiques ne semble en mesure d’obtenir la majorité au sein des 179 sièges du parlement, ce qui pourrait permettre à l’actuel ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre Lars Løkke Rasmussen, leader du parti Moderaterne, de retrouver un rôle influent en tant que faiseur de coalitions.
Bien que la question du Groenland ait une portée internationale, elle n’a pas dominé les débats de campagne, les partis se concentrant sur des problématiques nationales telles que la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie, l’avenir du secteur agricole, la qualité de l’eau potable, ainsi que les conditions d’élevage, tandis que l’extrême droite s’efforce d’attirer les électeurs en prônant un durcissement des politiques d’immigration.






