Les troubles au Moyen-Orient exercent une pression sur l’économie marocaine : les engrais et l’énergie au cœur des défis.

Les troubles au Moyen-Orient exercent une pression sur l’économie marocaine : les engrais et l’énergie au cœur des défis.

- in Economie

Un rapport récent publié par l’Institut du Moyen-Orient met en garde contre les conséquences indirectes des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie marocaine, en particulier dans le contexte des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Ce rapport souligne que le Maroc, en tant que producteur majeur d’engrais phosphatés et d’acide phosphorique, dépend partiellement de l’importation de soufre en provenance du Kazakhstan via des voies maritimes sensibles, dont le détroit d’Hormuz, ce qui le rend vulnérable à tout déséquilibre dans le transport maritime ou à une hausse des coûts de transport.

Le même document indique que toute interruption dans les approvisionnements en soufre, même partielle, pourrait avoir un impact direct sur le coût de production et entraîner une hausse des prix des engrais, ce qui pourrait réduire les exportations du Maroc vers des marchés clés tels que l’Inde, l’Amérique latine et l’Afrique subsaharienne. Ces évolutions risquent d’exercer une pression supplémentaire sur les prix alimentaires à l’échelle mondiale, compte tenu du rôle crucial des engrais dans la stabilité de la production agricole.

Le rapport met également en lumière les défis auxquels sont confrontés les pays d’Afrique du Nord, dont le Maroc, à travers des canaux économiques indirects, notamment la hausse des prix de l’énergie et les perturbations des marchés alimentaires. En effet, l’augmentation des prix du pétrole alourdit la facture d’importation et alimente les pressions inflationnistes, tandis que les économies de la région restent particulièrement sensibles aux fluctuations des marchés internationaux, menaçant ainsi les équilibres financiers et sociaux à moyen terme.

Dans une analyse plus large, le rapport estime que ces crises révèlent une vulnérabilité structurelle des économies de la région, qui dépendent largement de l’importation de matières premières et de marchés extérieurs instables. Il conclut que renforcer la résilience passe par diversifier les partenariats économiques, améliorer la gouvernance de secteurs clés comme l’agriculture et l’énergie, et approfondir la coopération régionale, afin de faire face à un système mondial de plus en plus instable et sous pression en ce qui concerne la sécurité alimentaire et la stabilité économique.

Loading

You may also like

Renaisssance remarquable du tourisme au Maroc avec le début de 2026, propulsée par la demande internationale et la « CAN 2025 »

Le secteur touristique au Maroc continue d’afficher des