L’Union européenne a renouvelé son appel à des réformes profondes au sein de l’Organisation mondiale du commerce, à l’approche de la conférence ministérielle prévue à Yaoundé, la capitale camerounaise, du 26 au 29 mars prochain.
Cette réunion, qui représente l’organe de décision le plus élevé de l’organisation, se déroule dans un contexte international complexe marqué par une montée des tensions commerciales et un renforcement des tendances protectionnistes, en plus des impacts des crises géopolitiques sur l’économie mondiale.
Maros Šefčovič a souligné que cette rencontre constitue un moment crucial pour Bruxelles, insistant sur la volonté de l’Union européenne de promouvoir des réformes fondamentales visant à renforcer l’efficacité de l’organisation et à l’adapter aux transformations économiques mondiales.
Le responsable européen a précisé que l’accent sera mis sur des questions de parité d’opportunités entre les acteurs économiques, sur la résorption des déséquilibres liés à la surcapacité de production, ainsi que sur la modernisation des règles du marché pour qu’elles s’harmonisent avec la réalité économique actuelle.
Il a également appelé à établir un nouvel équilibre entre droits et obligations au sein de l’organisation, soulignant que la pluralité des modèles économiques à l’échelle internationale a contribué à des déséquilibres, notamment en ce qui concerne la surproduction et son impact sur les règles de la concurrence.
Dans ce contexte, l’Union européenne continue de critiquer ce qu’elle considère comme une surcapacité dans certains secteurs industriels en Chine, notamment dans le secteur de l’acier, estimant que cela entraîne une pression sur les prix et crée une concurrence déloyale pour les industries européennes.
L’Organisation mondiale du commerce fait face depuis des années à des défis croissants, tant sur le plan structurel que géopolitique, alors que les appels se multiplient en faveur d’une révision des mécanismes de décision, notamment ceux basés sur le principe du consensus, afin de renforcer l’efficacité de l’organisation et sa capacité à suivre les mutations rapides de l’économie mondiale.




