Michael Rubin appelle le Maroc à une nouvelle marche verte vers Ceuta et Melilla
Le chercheur américain et écrivain spécialisé dans la politique américaine et les affaires du Moyen-Orient, Michael Rubin, a exhorté le Maroc à organiser un mouvement populaire pacifique à l’image de la marche verte de 1975, visant à mettre fin à la présence espagnole dans les enclaves de Ceuta et Melilla. Il considère que le maintien du contrôle espagnol sur ces deux villes constitue une extension illégitime de la souveraineté européenne en Afrique du Nord.
Dans un article publié hier, lundi, sur le site Middle East Forum Observer, Rubin a indiqué que ce qu’il appelle une « nouvelle marche verte » devrait être un rassemblement populaire non armé où les Marocains lèveraient leurs drapeaux à l’intérieur des villes. Il a mentionné le succès historique de la marche verte dirigée par le roi Hassan II pour contraindre l’Espagne à se retirer du Sahara occidental.
Rubin a ajouté que, malgré leur petite taille, Ceuta et Melilla représentent des points faibles pour la sécurité de l’Europe, en faisant référence à l’afflux régulier de migrants africains au niveau des barrières frontalières de ces enclaves. Il a affirmé que l’initiative du Maroc dans ce sens ne devrait pas être confrontée à une intervention militaire directe de l’OTAN, s’appuyant sur les textes juridiques du traité de l’organisation concernant le champ d’application des engagements de défense.
Rubin a également incité dans son article le roi Mohammed VI à renouer avec l’esprit de la marche verte et à affirmer la souveraineté marocaine sur les deux enclaves, appelant le gouvernement espagnol à respecter son discours anti-colonial et à mettre fin à « l’occupation espagnole en Afrique », selon ses termes.
L’article de Rubin a suscité un large débat au sein des milieux politiques et diplomatiques, compte tenu de la sensibilité du dossier Ceuta et Melilla dans les relations maroco-espagnoles.






